4 Roues, 1 Rousse et 1 Sherpa

4 Roues, 1 Rousse et 1 Sherpa Bienvenue sur la page de notre voyage de bikepacking! L'Amérique du sud, l'Afrique du sud, le Népal et l'Asie centrale sont dans notre mire. A l'aventure!

Samedi 20 juillet54km1090 m450 mCouché à 2260m en campingNous prenons notre déjeuner sur le bord du lac et prenons la ro...
21/01/2020

Samedi 20 juillet

54km
1090 m
450 m
Couché à 2260m en camping

Nous prenons notre déjeuner sur le bord du lac et prenons la route. Après un arrêt au dernier village pour faire nos emplettes et manger un dernier dessert glacé, nous quittons la grande route, direction une vallée perdue, nous avons vu assez de civilisation ces derniers jours sur les abords du lac Issyk-kul. Nous montons afin de rejoindre la vallée de l’autre côté des premières chaines de montagne heureusement pas trop hautes. De l’autre côté est indiqué une route tracée en pointillés sur notre carte, ce sont normalement nos préférées! Nous allons en direction de Kochkor et avons pris de la nourriture pour trois jours, ne sachant pas si cela nous en prendrait deux ou trois avant d’y arriver. Nous disons au revoir au grand lac d’Issyk-kul tandis que nous plongeons vers la vallée. Un petit village et son cimetière nous attendent.

Nous montons tranquillement dans la vallée, sur la piste poussiéreuse. Heureusement, mis à part un camion que nous croisons à trois reprises, nous n’en voyons à peine deux autres. Nous remontons avec la vue sur la rivière à l’eau scintillante au soleil. Cette rivière nous rassure un peu car il n’y avait pas de point d’eau le long de la route sur notre carte. À sa grosseur, on se doute qu’elle ne disparaîtra pas subitement.

Le midi, nous mangeons assis dans les herbes hautes au milieu des sauterelles et autres bestioles. Le ciel s’est beaucoup couvert et nous voyons un petit village au loin sous un ciel foncé. Les villages de cette région ont souvent l’air d’une petite oasis, tout vert au milieu du foin jaune. Nous rejoignons un troisième village perdu, qui fait un peu pitié. Nous y perdons la route dans le tournant et nous nous retrouvons sur les terrains des habitants au milieu des animaux de la ferme. Une fois le chemin retrouvé, nous réalisons qu’il ressemble de moins en moins à un chemin à prendre en voiture. Nous roulons quelques kilomètres supplémentaires avant de trouver un joli endroit tout plat sur le bord de la rivière. Le terrain de camping parfait! Nous nous y installons. En plus, on veut vérifier la possibilité de prendre une autre route et l’embranchement est très près de nous, cela nous laissera le temps d’étudier cela ce soir.

Nous nous nettoyons et relaxons sur les abords de la rivière au soleil qui est revenu. L’eau est beaucoup plus froide que dans le lac, elle arrive directement des montagnes enneigées en haut. Nous avons de la visite en fin de journée : plein de moutons et des veaux qui veulent aller rejoindre les vaches mais hésitent vu notre présence. Je fais la circulation à tous pour les éloigner de nous un peu et pour que les veaux soient en mesure d’aller rejoindre leurs amis. Bon! Voilà qui devrait être tranquille.

Le sentier de randonnée que nous pourrions prendre demain monte de 1700 m sur 24 km, ce qui est possible en théorie, reste simplement à voir le terrain. Bizarrement, cette fois-ci, ça ne nous tente pas de se lancer dans cette aventure. On prend la décision de continuer dans cette vallée, qui nous amènera tout de même une petite montée, et de se rendre directement jusqu’à Kochkor le lendemain.

Vendredi 19 juillet : 57km ⬆️525 m ⬇️525 mAujourd’hui c’est la fête de Raphael! Pour sa fête, on va faire une activité s...
05/01/2020

Vendredi 19 juillet :

57km
⬆️525 m
⬇️525 m
Aujourd’hui c’est la fête de Raphael! Pour sa fête, on va faire une activité spéciale… essayer de flotter dans la ‘mini mer morte’ kirghize. Nous reprenons la route bien fréquentée et asphaltée pour un petit bout. Plusieurs complexes hôteliers et peut-être des tours d’habitations aussi sont laissés à l’abandon ça et là le long de la route. Probablement des projets qui n’ont pas été rentables. Ça gâche tout de même un peu le paysage ces édifices décrépis qui cachent la vue sur le lac!

Nous quittons la route principale pour une route de garnotte d’abord, puis de sable sur le bord de la mer. Nous roulons, à peu près seuls au monde et décidons d’y arrêter pour faire un pique-nique. L’endroit est très beau si ce n’est que des quelques déchets de plastique qui jonchent la plage ou des quelques bouteilles que nous voyons se promener sur les vagues.

Nous reprenons la route dans la chaleur de l’après-midi. Si nous n’avions pas été à seulement quelques kilomètres du lac où nous allons nous baigner, je crois que je me serais baignée pendant la pause dîner. Nous arrivons à la ‘mer morte’ pas très longtemps plus t**d. Nous sommes vendredis et la plupart sont en congé. Il y a beaucoup de gens qui profitent de cette eau très salée qui fait apparemment flotter. Reste à voir si ça peut même faire flotter mon sherpa pour son 33e anniversaire.

Des gens se beurrent de boue noire, on dirait du goudron au bout du lac. Un couple en a mis sur leur fils d’environ deux ans qui hurle parce qu’il ne veut pas se baigner et se faire frotter pour l’enlever. Je me demande quelles sont les propriétés de cette bouette!

Le lac tient ses promesses et même Raphael est capable de se sortir les mains et les pieds de l’eau pendant qu’il y flotte assez bien! Il semble s’amuser comme un petit garçon de ce fait!

Nous nous habillons et reprenons la route. Nous n’avons pas beaucoup d’eau à boire et l’eau du grand lac est légèrement salée ici, très désagréable à boire. Nous devons trouver un village ou une rivière d’eau fraîche pour refaire le plein avant de camper. Nous décidons de nous éloigner un peu de la route qui mène au lac salé afin d’aller camper plus tranquillement. Cela nous donnera aussi la possibilité de remplir les bouteilles lorsque nous traverserons une rivière. Nous nous trouvons une petite crique tranquille et nous nous baignons à nouveau, cette fois-ci pour enlever le sel qui nous a laissés poudreux et collants.

Nous relaxons, cuisinons et relaxons encore. L’ensoleillement est long à ce temps ci de l’année et le soleil se couche que vers 20h30 ou 21h ce qui allonge considérablement nos soirées à profiter du paysage comparativement au début du voyage au Pérou où à 18h, il faisait bien souvent presque noir et froid et nous étions déjà dans la tente. C’est la meilleure explication que j’ai trouvé à la diminution de mon assiduité à l’écriture en cette fin de voyage, et aussi du fait que sachant qu’il nous reste que quelques semaines, je veux profiter au maximum des instants!

17 et 18 juillet :17 juillet : 23km⬆️ 230 m⬇️ 220 mCouché à 1610m d’altitude dans un ‘resort santé’. 18 juillet : pauseA...
03/01/2020

17 et 18 juillet :

17 juillet : 23km
⬆️ 230 m
⬇️ 220 m
Couché à 1610m d’altitude dans un ‘resort santé’.

18 juillet : pause

Au petit matin, nous nous levons tôt et démontons la tente. J’aime mieux ne pas trainer ici, j’ai vu sur notre application de camping que certaines personnes ont déjà eu des amendes aux abords du lac pour avoir campé. Nous prenons tout de même le temps de nous baigner car il fait déjà chaud et de grignoter. Nous ne voulons pas partir t**d ni aller loin, la chaleur nous épuise déjà et nous n’avons pas très bien dormi avec la température dans notre petite tente quatre saisons et les bruits de la route que nous entendions bien.

Nous voulons aller visiter un canyon, le canyon Skazka ou fairytale, comme ils l’appellent pour les touristes. Nous montons rejoindre le canyon par la route d’accès sablonneuse. Pour un dollar ou deux, la visite en vaut vraiment la peine. C’est drôlement différent de tout ce que nous avons vu dans ce pays encore une fois. Je me répète mais c’est vraiment un endroit qui a beaucoup à offrir! Les montagnes sont coupées au couteau et dans toutes les teintes d’orangé, c’est très beau!

Nous avons l’air perdus avec nos vélos chargés au milieu des touristes. Nous grimpons d’un côté puis de l’autre et redescendons rejoindre la grande route d’où les vues sur l’immense lac se succèdent et sont magnifiques.

Nous arrêtons tous contents au pied d’un abricotier et nous nous mettons à cueillir des mini abricots. Deux cyclistes qui arrivent en sens inverse viennent nous voir. Mais ce sont nos amis de l’aéroport à Dushambe, ceux que nous avons croisés il y a un mois et demi! Ils ne sont pas aussi emballés que nous par les petits abricots, ils en ont déjà mangé des tonnes! J’imagine que nous avons une expérience assez différente vu les sentiers très différents que nous empruntons.

Nous les quittons et poursuivons notre route. Nous dinons dans un petit restaurant en bord de route et partageons une bière. Il y a plusieurs hébergements dans le coin, nous décidons d’arrêter ici. Nous faisons des recherches à l’aide du wifi du resto et décidons d’aller au ‘centre de santé’ pas très loin. Quand on dit centre de santé et de villégiature, j’ai plutôt en tête un spa avec des chambres douillettes, enveloppantes et très confortables. À l’époque de l’URSS, ça ne devait pas signifier la même chose, surtout que l’endroit a eu de meilleures journées! Ambiance camp de vacances russe ce sera pour cette nuit!

Notre petit bâtiment est assez décrépit et nous partageons la salle de bain avec nos voisins de chambre, une mère russe avec son petit garçon. Quand je lui dis que je ne parle pas le russe, elle me parle (crie) encore plus fort afin que je comprenne mieux. Sauf une famille d’Allemands bien impressionnés par notre périple et les gens qui travaillent sur place, les gens que nous rencontrons ne semblent pas nous croire que nous ne parlons pas russe dans ce coin du monde.

Nous relaxons tout l’après-midi et allons même à la plage avec nos sous-vêtements les plus appropriés pour cette activité. Un russe vient nous faire la conversation en squat dans son speedo pendant bien longtemps. On réussit à se comprendre à peu près, par signe. De temps en temps il demande à son neveu au loin de traduire un mot en anglais. Il va chercher ses cartes à jouer tandis que j’essaie de lui expliquer que ce ne sera certainement pas possible de jouer vu qu’on ne peut pas communiquer. Il est entêté à jouer avec nous et nous distribue les cartes. Il nous regarde en prenant son jeu et réalise la difficulté de nous expliquer le jeu! Il laisse tomber.

Nous mangeons nos repas sur place et ne faisons pas grand-chose lors des ces 2 journées. Nous regardons les détails de notre retour avec nos familles, qui viendront nous rejoindre le long de notre itinéraire de retour de Burlington à Québec. Le tout est conditionnel à ce que les vols se passent bien, que nos vélos et nos bagages suivent évidemment et que nous soyons en état pas si mal avec les longs vols et le décalage de 10h. Ça fait beaucoup de conditions à rassembler. Je fais aussi l’entretien du brûleur pour la énième fois et fais de la compote avec nos mini abricots tant qu’à y être!

Mardi 16 juillet69 km⬆️ 1010 m⬇️ 2430 mCouché à 1600m sur le bord du lac Issyk-kulNous regardons les alentours en déjeun...
23/12/2019

Mardi 16 juillet
69 km
⬆️ 1010 m
⬇️ 2430 m
Couché à 1600m sur le bord du lac Issyk-kul

Nous regardons les alentours en déjeunant. La rivière d’un bleu laiteux est magnifique sous les rayons du soleil. Le temps est beau, on voit la verdure, les pics rocheux et ceux enneigés tout autour. L’endroit est déjà parfait mais il l’aurait été davantage avec une superbe source thermale à air ouverte, imaginez la scène!

Nous voyons des cyclistes passer sur la route alors que nous ne sommes pas encore prêts, un deux, trois cyclistes. Nous nous disons que ce sont peut-être la famille que nous aurions dû rencontrer si nous n’avions pas été aussi lents parce que j’ai été malade. Quatre, cinq, six, sept cyclistes plus t**d, nous nous rendons bien compte que ce ne sont pas eux. Ils n’ont même pas de bagages! Nous nous rapprochons de la civilisation, certains tour organisés viennent jusqu’ici. Nous rencontrerons aussi un petit aménagement de tentes de touristes quelques kilomètres plus loin.

La route n’est pas forcément très facile. Les tours sont vendus sous le nom de ‘vélo de montagne’. Il ne faut pas s’attendre à un aménagement comme chez nous dans les centres mais pour une route pour les voitures (seulement les bons 4 x 4 avec un grand débattement et un peu de patience en fait), c’est assez technique. Nous avançons un peu moins vite qu’anticipé. Quelques bouts sont remplis avec des roches de plutôt 3 à 5 pouces, nous ne sommes plus dans la garnotte 0-3/4.

Le seul véhicule que l’on voit sur la route est un gros Land Rover. Il avance très lentement, la dame doit sortir du véhicule pour dire à son mari où passer dans les détours. Il y a plusieurs rivières transversales plus ou moins grosses à traverser. Un peu avant le col, nous croisons du trafic comme nous n’avons jamais vu ici : un couple belge à sens inverse à vélo, un couple de français qui randonnent puis un trio de polonais à vélo. Les polonais s’exclament devant notre provenance et donnent du Whiskey canadien à Raphael un peu avant que je le rattrape. Tout le monde a bien du fun quand je rejoins le party. Pas le temps de nous éterniser, nous avons hâte de passer de l’autre côté de ce col! Nous terminons la montée environ une heure après en poussant des petits bouts.

Au sommet, le chemin est étroit dans les montagnes et on ne voit pas très loin. Par contre, la fonte des glaces a créé des petits lacs turquoise au milieu de la roche grise. Il reste encore de bonnes quantités de neige dans le paysage ce qui tranche beaucoup avec la vallée verte que nous voyions il y a quelques minutes à peine.

Le premier kilomètre est très technique, j’envisage même de descendre de mon vélo mais réussis à rester dessus et de prendre les obstacles tranquillement un à un. Nous rencontrons un motocycliste qui n’est plus capable de monter. Il décide de rebrousser chemin malgré qu’il ne lui reste que quelques centaines de mètres. Nous amorçons la descente avec lui.

J’arrête à quelques reprises pour replacer mes bagages qui bougent trop à l’avant et qui se mettent à frotter sur la roue. Nous prenons des photos et nous délions les doigts qui deviennent fatigués de trop freiner! Définitivement, ce qui aura servi le plus durant le voyage ce seront nos pieds pour marcher en poussant le vélo, la première vitesse, ou sinon les freins.

Nous ne trouvons pas d’endroits ou camper et la descente est vraiment agréable, nous descendons, descendons, descendons. L’air se réchauffe au fil de la descente et est très confortable malgré qu’il s’en vient t**d. Les courbes et les lacets se succèdent et nous amènent dans un canyon qui débouche finalement sur le lac Issyk-Kul. Yahoo, 2400m de descente, ça finit plus que bien la journée!

Nous rejoignons une plage naturelle sur le bord du lac. Quelques familles y campent. Nous nous baignons et grignotons avant d’y monter la tente au moment du coucher de soleil. Quel bonheur cette température et cette baignade, ce changement de paysage! Nous trouvons cela complètement fou quand nous parcourons un autant grand changement d’altitude dans la même journée : la température et la végétation changent tellement. Nous sommes contents d’être allés nous baigner car la nuit s’annonce assez chaude.

Lundi 15 juillet 41 km⬆️ 700 m⬇️ 325 mCouché à 3025m d’altitude en camping.Il va faire beau aujourd’hui. J’ai vu toutes ...
30/11/2019

Lundi 15 juillet

41 km
⬆️ 700 m
⬇️ 325 m
Couché à 3025m d’altitude en camping.

Il va faire beau aujourd’hui. J’ai vu toutes les étoiles dans le ciel lors de mes sorties nocturnes aux toilettes. Au moins, je me sens beaucoup mieux. J’ai beaucoup plus d’énergie qu’hier et j’ai hâte de manger mon gruau. Voilà qui démarre mieux la journée! Nous mangeons aux abords de notre campement et les vaches curieuses s’approchent tout autour de nous. Je mets Raphael en garde de bien surveiller la gamelle par terre car une d’entre elles est presque en train de manger dedans! On doit se lever et avancer vers elles pour les éloigner un peu.

Nous débutons par une petite montée. Bien que je sois en arrière, ça va beaucoup mieux que la veille. Nous croisons un véhicule de touristes aux abords de même la rivière où nous avons campé. Ils ont aussi campé à cet endroit dans leur véhicule et ils semblent avoir deux jeunes enfants. Cela n’adonne cependant pas que nous les abordions, dommage.

Nous avions entendu parler d’une famille à vélo incluant trois enfants et les parents lourdement chargés que nous avions apparemment de bonnes chances de rattraper. Malheureusement, avec la petite journée d’hier à cause de mon état, nous n’aurons pas la chance de faire leur connaissance.

Nous longeons une vallée ouverte et croisons des troupeaux de moutons et de cheveux. Il y a clairement plus d’animaux que d’humains par ici! La route est en mauvais état, traversant des petits cours d’eau à quelques endroits. Nous recevons une invitation à prendre le thé, malheureusement nous venons tout juste de manger alors nous déclinons, sachant comment cela se termine ici! Aussi, mon ventre n’est pas encore parfait, peut-être qu’il serait plus sage de ne pas risquer. Nous prenons un embranchement vers une autre vallée, toujours en montant. Elle nous amènera jusqu’au fameux col Tossor, dont nous avons entendu parler quelques fois pour son apparente difficulté. Nous avons bien hâte d’y être, surtout que la descente de l’autre côté en sera une bonne!

Nous arrivons à un lieu où il y a apparemment des sources thermales. Nous l’avions vu sur notre carte et avons bien hâte d’y être! Nous sommes accueillis par un groupe d’environ 15 personnes qui veulent prendre des photos avec nous, certains sortent de la cabine des sources thermales et nous attendons notre tour sans trop savoir à quoi nous attendre. Sachant que les gens se servent plutôt de ces installations pour se laver, je ne me réjouis pas trop d’entrer après un grand groupe. L’eau trouble nous accueille, nous la regardons, pas trop certains et décidons d’y entrer après avoir installé nos choses.

J’essaie d’y mettre mon pied une fois, deux fois, trois fois. Rien à y faire, c’est beaucoup trop chaud. Il en ressort très rouge à chaque fois après à peine quelques secondes! Je suis déçue, je rêvais un peu de me détendre dans l’eau chaude, de me tremper et me laver les cheveux. Ils n’ont pas été lavés depuis quatre jours, ça aurait été bien de le faire ici! Nous remplissons deux ou trop grosses bouteilles d’eau trop chaude et repartons.

Raphael passe devant tout le monde en faisant des saluts à tous, sans voir qu’ils lui font signe d’arrêter pour payer. Je m’arrête et ‘discute’ avec eux par mime. Devant l’air insistant de la doyenne de la place, je lui mime que c’était trop chaud en mimant de mettre mon pied dans l’eau et en disant aie! En recommençant et lui disant non, montrant que nous sommes partis car c’était trop chaud. Je me sens sous les bras en lui faisant une face de dégout, je pue et je suis sale, tentais-je de dire. Ouf, le ridicule ne tue pas, ils semblent me trouver plutôt comique mais surtout, semblent comprendre ce que je tente de dire! Je reprends ma route sans payer. Raphael avait l’argent de toute façon!

Nous allons nous installer à un ou deux kilomètres à peine de cet endroit, le long de la rivière glaciale. Ils auraient pu envisager de faire un petit mélange d’eau chaude et d’eau froide aussi dans leur bain chaud, d’autant plus que la rivière passait très près! Enfin bref…

Nous nous installons et nous trempons rapidement dans la rivière. Je me rince les cheveux plus loin en retrait du cours d’eau avec de l’eau tiède, c’est assez agréable malgré la petite odeur de soufre, on ne peut pas tout avoir! Le lieu est magnifique dans la vallée. La rivière bleue laiteuse a créé des méandres et les sommets sont parfois enneigées au-dessus des pâturages verts.

Nous passons un moment de l’après-midi à relaxer en prenant le thé. Pour me protéger du soleil sans me mettre de crème (vu que je suis fraichement propre!), je me couvre le visage complet avec mon bandeau, mon protecteur de soleil et mes lunettes soleil. Raphael me taquine en me prenant en photo pour immortaliser mon look.

En soirée, nous recevons la visite d’un cavalier avec ses trois chiens. Il va chercher ses chevaux afin d’échanger de monture et de s’assurer du bien-être des autres. Il essaie de communiquer avec Raphael en lui faisant des grands signes mais Raphael ne comprend pas trop. Il finit par comprendre qu’il se présente avec son nom et lui donne le sien. L’homme ne cesse de lui dire, Raphael, Raphael en lui faisant des signes d’un côté et de l’autre. Il lui tend une corde et le tire dans l’enclos à chevaux afin d’en isoler un à la fois et vérifier la guérison de leurs blessures sur le dos causées par ‘la selle’ qu’il y est installée de temps à autre. Il met de la salive sur les blessures et recommence avec un autre cheval, entrainant Raphael qui tient un bout de la corde et qui ne sait pas trop ce qui se passe. Tandis qu’ils courent dans l’enclos à essayer d’isoler un cheval dans un coin avec leur corde, un de chiens se met à japper et reçois presque la patte du cheval sur le museau. On comprend comment un des chiens a la peau à vif sur le museau, il a sûrement reçu un coup semblable une autre fois. Une moitié de son bout de museau pendouille laissant la chair rouge exposée, il fait vraiment pitié. Je dis à Raphael d’être prudent dans cet enclos… je ne voudrais pas qu’il lui arrive la même chose…

Avant de repartir, il choisit un autre cheval que celui avec lequel il est arrivé et installe la selle en question qui est plutôt une superposition de tissus, semblables à des tapis avec une grande courroie afin de les garder en place. Il a sept chevaux, peut-être une monture pour chaque journée de la semaine, qui sait? Je demande le nom de ses chiens par signe : ils s’appellent Rex, Rex et Rex. Facile à retenir!

Il fait monter Raphael sur le cheval après avoir insisté pour que ce soit moi. Je ne suis pas très familière avec les chevaux et leur imposant gabarit m’effraie un peu, je dois avouer. Je trouve le moment un peu mal choisi pour apprivoiser cette grande bête, avec un cavalier qui me semble plutôt éméché, avec qui je ne peux pas communiquer avec des mots sur un cheval surmonté de tapis… Peut-être une autre fois! Raphael prend ma place quelques minutes avant que notre cavalier remonte sur la bête, l’air tellement fluide et habile! Il nous fait quelques poses et nous salue avant de repartir dans la brunante de fin de journée.

Dimanche 14 juillet 17 km⬆️ 150 m⬇️ 85 mCouché à 2625 m d’altitude en campingJ’ai du mal à me lever ce matin. En fait, j...
23/11/2019

Dimanche 14 juillet

17 km
⬆️ 150 m
⬇️ 85 m
Couché à 2625 m d’altitude en camping

J’ai du mal à me lever ce matin. En fait, je ne me lève juste pas. Dans la tente, je me tortille et gémis un peu. J’ai des douleurs au ventre, le saucisson, sans doute, car j’ai eu du mal à le digérer toute la nuit. J’ai chaud dans la tente au soleil mais je n’ai pas l’envie et la force de sortir. Pour me rafraichir, j’enlève des vêtements et me couche directement dans le fond de la tente, sur le sol encore frais. Heureusement, Raphael qui s’active depuis un moment enlève la toile, ce qui me donne accès à une petite brise fraîche. Il me menace de manger mon gruau, ce qui ne me fait pas du tout réagir. Qu’il le mange mon gruau, moi j’ai juste mal au cœur. Lorsque je finis par m’extirper de la tente, mon gruau tiédasse m’attend. Je le donne tout à Raphael et essaie de boire un peu.

Voyant à quel point il a déjà ramassé je me dis qu’il vaut mieux partir. Je comprends que ce n’était pas la meilleure idée dès les premiers pas à pousser mon vélo dans le talus plein d’herbe humide. Je me sens faible et j’ai chaud. Je demande à Raphael de m’attendre un peu rendue à la route le temps que je m’asperge le visage et le cou d’eau dans le ruisseau. Voilà qui devrait faire au moins un peu de bien.

Raphael arrête au mini dépanneur du village qu’il se fait ouvrir par un homme qui lui répond en disant no vodka, no vodka! Drôle de façon d’accueillir les clients le matin! Il ne m’a pourtant pas vue le visage car je traine de la patte. Me voir la face aurait pu lui faire penser que j’avais de graves problèmes d’alcool ce matin avec ma couleur pâle et ma baboune. Je m’assoie en attendant Raphael. Il revient plutôt bredouille de ses courses et nous reprenons la route.

J’arrête à quelques reprises sur le bord de la route, persuadée que je vais être malade mais en vain… j’en veux un peu à Raphael de ne pas s’être att**dée un peu plus à mon état et à avoir tout démonté le campement malgré que je ne me sentais vraiment pas bien. Nous nous arrêtons au soleil et je me couche sur notre toile, en boule sur le côté pour un moment sur les cailloux. J’asperge mes vêtements d’eau pas très propre pour éviter la chaleur. Il n’y avait pas d’endroits à l’ombre. Il n’y a pas d’endroit pour camper dans les parages non plus, il faut continuer.

J’avance lentement, espérant que la zone sur la carte où la vallée s’ouvre dans quelques kilomètres sera la bonne pour se poser à nouveau. Bien qu’il y ait une maison et quelques vaches, l’endroit sur le bord de la petite rivière propre sera parfait pour se reposer. Nous passons ainsi l’après-midi dans la tente. Il tombe de petites gouttes par intermittence et moi je somnole. En fin de journée, après plusieurs aller-retours aux toilettes en plein air, je commence enfin à avoir un tout petit peu d’appétit. Je n’ai rien mangé de la journée. J’avale un peu de soupe et de nouilles et espère que mon état sera mieux le lendemain.

13 juillet56 km⬆️ 600 m⬇️ 280 mCouché à 2560m en campingNous contemplons la vue au petit matin en préparant le déjeuner....
20/11/2019

13 juillet

56 km
⬆️ 600 m
⬇️ 280 m
Couché à 2560m en camping

Nous contemplons la vue au petit matin en préparant le déjeuner. De notre campement au-dessus de la route, on voit la rivière couleur chocolat au lait que j’ai traversé la veille avec un chariot sur câbles et un mini village au loin de l’autre côté. Les sauterelles sont toujours actives et c’est un peu fatiguant de les voir essayer de sauter partout lorsque l’on cuisine. Leurs mouvements ne semblent pas calculés du tout et elles pourraient bien atterrir dans notre eau bouillante, ou pire, dans le café ou le gruau déjà prêts.

Le soleil brille et le ciel est bleu. Je crois que ce sera une belle journée! J’ai hâte de continuer à monter en altitude et de retourner rejoindre les montagnes. Nous suivrons la rivière de plus ou moins loin toute la journée en changeant fréquemment de rive. Les paysages sont encore très beaux, alternant les verts et les rochers plus orangés. Au loin, nous voyons la chaîne de montagnes que nous passerons éventuellement.

Presqu’arrivés à un village, nous rencontrons des bikepackers! Sur le bord de la route poussiéreuse, nous faisons connaissance. Nous avons beaucoup de choses à échanger avec eux. Ryan, un américain et Clara, une grecque, se sont rencontrés lors de leurs longs mois à arpenter l’Amérique du Sud à vélo. Ils passent maintenant un temps plutôt indéterminé à se promener en Asie centrale, explorant les petits sentiers perdus. Nous parlons des projets accomplis, de ceux à venir, d’équipement, de bikepackers connus et des routes respectives à venir. Au beau milieu de la discussion, alors que nous sommes tous en bordure de la route, un mini autobus fonce à vive allure vers nous en klaxonnant. Tenant mon vélo, je cours pour sauter en dehors de la route, terrorisée. Il passe sans nous accrocher. Nous nous regardons perplexes. Que voulait-il? Ne pas quitter les bonnes ‘traces’ pour le véhicule et ne surtout pas ralentir ou nous faire peur? Difficile à dire. Certains endroits dans le monde ont beaucoup moins de courtoisie au volant que d’autres et dans la majorité des pays visités, la loi du plus gros l’emporte haut la main. Si vous croyez que c’est comme cela à la maison et bien, c’est tout de même beaucoup mieux!

Nous nous remettons de nos esprits et les saluons, leur promettant de leur envoyer certains tracés une fois que nous aurons internet. Vers la petite vallée étroite où nous nous engouffrons à travers les montagnes, le ciel est noir! Du côté de la vallée où ils vont, tout est beau! Nous reprenons la route, tête dans le vent et mangeons pas très loin. Le vent souffle davantage et nous empêche d’avancer. Devant le ciel de plus en plus foncé et le temps maintenant frais, je m’arrête pour mettre mon manteau. Je ne le garde que quelques minutes, voyant que la pluie n’arrive pas et que je sue à l’intérieur de celui-ci à me battre contre tout ce vent!

Nous traversons la rivière. De l’autre côté, ça semble un centre de villégiature ou de camping pour les Kirghizes. Ils sont plusieurs à sembler y passer le weekend dans des tentes et des yourtes. La route à flanc de montagnes est vallonnée et rarement complètement au niveau. Nous traversons quelques gouttes de pluie mais sans plus. On va s’en sortir sans averse abondante aujourd’hui! Alors que nous arrivons près du dernier tout petit village, nous faisons nos réserves d’eau et allons camper en bas des champs près de la rivière. Il commence à être t**d et nous étions tous les deux fatigués. L’herbe dans laquelle nous nous installons est très verte. Nous préparons le souper que nous agrémentons avec un peu de saucisson et allons au lit.

Jeudi 11 juillet et vendredi 12 juillet 30 km⬆️ 510 m⬇️ 800 mCouché à 2030 m d’altitude dans un guesthouse à Naryn28 km⬆...
07/11/2019

Jeudi 11 juillet et vendredi 12 juillet

30 km
⬆️ 510 m
⬇️ 800 m
Couché à 2030 m d’altitude dans un guesthouse à Naryn

28 km
⬆️ 265 m
⬇️ 55 m
Couché à 2240 m d’altitude en camping

Nous nous levons avec la magnifique vue sur les montagnes au sud de nous. Leurs gros sommets enneigés nous séparent de la Chine. Outre un camion qui a passé dans le champ pas très loin de nous hier, nous n’avons vu personne ici. C’est devant ce petit champs plein de fleurs mauves qui nous retournons rejoindre la route. Le chemin ne sera pas très long ce matin. Une trentaine de kilomètre, dont une bonne descente à la fin. L’affiche qui indique une pente de 6% pour les 6300m prochains mètres est loin de nous décourager, nous avons vu pire!

Nous sommes sur une grosse route asphaltée et nous avançons beaucoup plus rapidement que la veille lorsque nous étions sur les planches à laver poussiéreuses. Le trafic est raisonnable. Mon vélo se met à mal aller. Mon pneu arrière est tout mou, on doit colmater la fuite sur le côté. Raphael avait acheté une quantité énorme de réparateurs pour les pneus sans tubes. Nous en déchirons un petit morceau et l’enfonçons le plus loin possible à l’intérieur du pneu avec des pinces à écharde. Le liquide scellant devrait se charger du reste. En même temps, Raphael constate qu’il n’est plus capable de serrer la vis qui tient ma roue arrière. Rien de dramatique mais ce serait bien de retrouver des vis au village.

Après la longue descente, nous rejoignons le village. Il est à peine midi. Nous trouvons un endroit où dormir. La dame à cet endroit en appelle une autre afin que nous communiquions avec elle. Elle ne doit pas être la propriétaire et ne doit pas parler anglais. Au téléphone, la dame nous donne le prix et le baisse après que nous lui disions que nous avions vu moins sur un site internet. On nous change de chambre pour une qui nous semble pareille. Ce n’est que par après que nous réalisons que celle-ci a une toilette turque et pas l’autre. La dame sur place est minuscule et semble très jeune. Son enfant joue dans les parages. Il doit avoir près de deux ans, comme mon neveu que je n’ai pas vu depuis ses onze mois. Je suis un peu nostalgique.

Je joue avec le petit. Je lui montre à courir pour se prendre un élan vers moi, je l’attrape et le lance dans les airs. Il rit, d’un grand rire profond et spontané et me regardant avec ses mini yeux. Cet enfant est trop drôle! Aussitôt que je le redépose il recommence encore et encore! Sa mère nous regarde sans sourire. Je ne crois pas qu’elle ait peur pour l’enfant, les gens n’ont pas tendance à les surprotéger ici. Elle doit simplement avoir une vie un peu plus difficile et ne pas avoir envie de rire. Elle semble timide également. Je redépose et calme l’enfant sous son regard. Nous sortons diner au restaurant.

Dans le café où nous allons, on nous sert deux sortes des salades différentes et c’est très bon. Nous complétons le tout avec un thé, et une crème glacée au dépanneur du coin. Les crèmes glacées sont vraiment un petit bonheur de cette partie du monde. Elles sont presque toujours bonnes, plus qu’abordables (environ 40-50 sous pour un cornet glacé, moins pour seulement de la crème glacée) et nous en retrouvons facilement dans les dépanneurs.
Nous passons l’après-midi à faire le ménage dans nos bagages, faire le lavage, nettoyer la vaisselle et surfer sur internet. Nous allons à un grand restaurant plus chic pour le souper mais avons de la difficulté à nous faire comprendre. Ils nous apportent du Coca-cola au lieu d’un des plats demandés. À côté de nous, deux hommes mangent, un des sushis qu’il engloutit sans trop se rendre compte, les deux yeux rivés sur son téléphone. Derrière nous, une grande famille curieuse de nous voir. Tous les enfants nous regardent. Devant les difficultés de communications et le service long nous décidons de ne pas recommander et simplement d’aller remanger une crème glacée!
Le lendemain, nous mettons du temps à partir. Nous voudrions bien nous reposer mais pas forcément rester ici. Nous devons passer au marché pour compléter les commissions et trouver les bonnes vis pour mon vélo. J’attends avec les vélos. Les rues du bazar sont trop bondées pour que l’on se promène avec ceux-ci. J’observe les gens et leurs allers et venues. Juste devant moi, sur le trottoir, passe un chargement de viande crue et nue, à ras bord d’une brouette. L’homme repasse avec un deuxième chargement pas très longtemps après. Au moins ils ont généralement des frigos ici! C’est vrai que nous avons été beaucoup moins malades que dans bien d’autres pays.

Nous n’avons pas trop de chance au marché. Raphael fait quelques allers-retours à différentes boutiques et revient avec une poignée d’écrous, des pinces mais nous ne sommes toujours pas capables de serrer ma roue arrière davantage. Il me dit que ça va aller quand même. Je lui fais confiance. On retourne sur nos pas dans la petite ville et nous nous arrêtons pour diner avant de quitter.

Nous mangeons chacun un beaucoup trop gros shawarma, un peu comme un sous-marin bien garni dans un pain plat roulé. C’est le ventre plus que plein que nous reprenons la route. Nous sortons rapidement du village et nous nous aventurons tranquillement sur les routes de campagne. Nous ne devrions pas croiser beaucoup de villages dans les prochains jours.
À peine après quelques kilomètres, je dis à Raphael que l’on fait une pause. J’ai le ventre encore beaucoup trop plein pour rouler et je ne me sens pas trop bien. Nous nous étendons dans l’herbe sous un arbre en bordure de la route. On y passe une bonne heure à ne rien faire puis nous montons à nouveau sur les vélos. Il est déjà 16 heures, nous devrons trouver un endroit pour arrêter et dormir éventuellement.

Nous faisons quelques kilomètres supplémentaires le long d’une grosse rivière. À un moment, je vois une nacelle et un jeune homme qui s’en approche et me fais de grands signes de l’autre côté de la rivière. Je continue mon chemin, puis décide de retourner sur mes pas pour l’aider. En fait, la nacelle est de mon côté et il ne peut pas traverser sans que quelqu’un aille le chercher. Je m’approche du tout, monte à bord mais constate rapidement que les roues ne sont pas bien alignées sur le câble et que ça m’empêche de rouler. Je descends et force sous la nacelle pour la remettre en place. C’est très lourd et je ne vois pas ce que je fais là-dessous. Le jeune homme me regarde, avec espoir et désespoir à la fois. Il ne sait pas encore que c’est la première fois que je monte dans ce truc et certainement la première fois que j’en replace un! Après quelques minutes je réussis. Je monte fièrement à bord et enlève la chaine qui tient la nacelle attachée. Je pars… yahou… ça descend un peu alors c’est facile pour la première moitié. La rivière gronde sous moi, j’ai bien fait de garder mon casque et mes gants! Je force avec mes bras le long des câbles afin de rejoindre l’autre rive.

Le jeune homme me fait signe qu’il doit attendre quelqu’un. Je lui fais signe de monter avec moi parce que je dois retourner de l’autre coté et puis qu’il pourra retraverser pour revenir. Il me regarde de la plate-forme. Voyant que je suis sérieuse à repartir, il monte à bord et nous traversons ensemble. Je descends et lui demande de prendre une photo de mon aventure. Je le salue et reprends la route. Wow, quelle aventure spontanée! Je suis toute excitée de raconter cela à Raphael lorsque je le rejoins enfin. Il se demandait bien ce que je faisais! Nous nous trouvons un endroit pour camper très près de là, juste un peu plus haut que la route et regardons les couleurs changer après s’être installés. L’endroit est rempli de sauterelles qui sautent n’importe où, nous avons hâte de remonter un peu en altitude et de fuir ces bestioles!

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