11/11/2025
Thomas Sankara 🇧🇫 est né d’un père Peul et d’une mère Mossi. Il a grandi dans une famille très croyante et disciplinée, où régnaient les valeurs militaires et religieuses. Son père, ancien soldat de la Seconde Guerre mondiale, a aussi été prisonnier pendant le conflit.
Devenu infirmier-gendarme, il a souvent été muté dans différentes régions du pays, ce qui a permis à sa famille d’éviter la grande pauvreté dans laquelle vivaient beaucoup de familles africaines à cette époque.
Thomas Sankara a étudié au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, puis au Prytanée militaire de Kadiogo à Ouagadougou, où il a obtenu son baccalauréat. Pendant ses études, il a côtoyé des enfants de colons. Il servait à la messe à l’église, mais a refusé d’entrer au séminaire pour devenir prêtre.
Il a ensuite suivi une formation militaire à Yaoundé (au Cameroun), puis à Antsirabe (à Madagascar), où il a étudié la politique, l’économie, le français et l’agriculture. En 1976, il devient commandant du Centre national d’entraînement commando (CNEC) à Pô, au sud du Burkina.
La même année, il part en stage militaire au Maroc avec Blaise Compaoré. Ensemble, ils créent le Regroupement des Officiers Communistes (ROC) avec Henri Zongo, Boukary Kabore et Jean-Baptiste Lingani.
Pendant son séjour à Madagascar, en 1972, Sankara assiste à une révolution populaire qui renverse le régime de Philibert Tsiranana. Cet événement le marque profondément et lui donne l’idée d’une « révolution démocratique et populaire » pour l’Afrique.
De retour en Haute-Volta (ancien nom du Burkina Faso) en 1973, il devient sous-lieutenant et forme de jeunes soldats. Il insiste toujours sur la formation politique et citoyenne, car selon lui,« Sans formation politique patriotique, un militaire n’est qu’un criminel en puissance. »
En 1974, il se distingue pendant la guerre contre le Mali, ce qui lui apporte une grande notoriété. Plus t**d, devenu capitaine, il fonde une organisation secrète avec d’autres officiers, se rapproche des militants d’extrême gauche et lit beaucoup pour renforcer ses idées révolutionnaires.