08/10/2026
Un accident du travail sur cinq dans le BTP survient en période de grand froid. 🥶
Le chiffre vient de l'OPPBTP, qui le tire du rapport annuel AT/MP de l'Assurance Maladie. Il surprend, parce qu'on associe spontanément le froid à l'inconfort, pas à l'accident.
Le mécanisme est pourtant simple. Les glissades et chutes représentent à elles seules 10 % des accidents sur les chantiers hivernaux. S'y ajoutent la perte de dextérité, la fatigue accrue, l'hypothermie et les engelures.
L'OPPBTP note aussi un point rarement évoqué : le froid augmente les risques liés aux équipements mal adaptés ou dont les performances sont altérées.
Parmi les mesures qu'il recommande figurent l'accès à des locaux chauffés, à des boissons chaudes et à des vêtements de rechange.
Ce dernier point mérite qu'on s'y arrête. Des vêtements de rechange supposent des vêtements secs. Or en hiver, une tenue trempée la veille ne sèche pas seule dans un local non chauffé. Elle reste humide, et un équipement humide perd sa capacité isolante au moment précis où on en a le plus besoin.
Le séchage n'est pas la mesure la plus visible d'un plan de prévention hivernal. C'est souvent celle qui conditionne les autres.
*Source : OPPBTP, recommandations grand froid. Chiffre issu du rapport annuel AT/MP de l'Assurance Maladie Risques Professionnels.*