16/06/2026
𝐂𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐝’𝐞́𝐭𝐞́ 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐧 𝐳𝐢𝐧𝐜 : 𝐞𝐭 𝐬𝐢 𝐨𝐧 𝐚𝐫𝐫𝐞̂𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐝𝐞́𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐜̧𝐮𝐞𝐬 ?
La semaine qui démarre s’annonce chaude, très chaude avec un épisode de canicule intense et longue attendu d’ici quelques jours. La surchauffe estivale n’est plus un sujet secondaire — c’est un véritable enjeu de qualité de vie et de performance du bâti.
À travers une simulation thermique menée sur des appartements haussmanniens, et différentes études, une conviction se confirme : le confort d’été repose avant tout sur une approche globale et non uniquement le choix d’un matériau de couverture.
𝟏. 𝐈𝐬𝐨𝐥𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬
L’isolation de la toiture est, de loin, le levier le plus structurant.
En conditions estivales, la toiture peut transmettre vers l’intérieur des flux thermiques de l’ordre de 100 à 300 W/m² en l’absence d’isolation ou de traitement adapté. La mise en place d’une isolation performante (R ≥ 6 m²·K/W), associée éventuellement à des solutions réfléchissantes, permet de réduire ces flux à quelques dizaines de W/m², voire moins selon les configurations.
> -4 à -7° en moins avec une bonne isolation
> Jusqu’à -70 % de surchauffe au-delà de 28 °C
Une bonne isolation transforme radicalement le comportement thermique… sans logique de surperformance inutile.
𝟐. 𝐕𝐞𝐧𝐭𝐢𝐥𝐞𝐫 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐠𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞
Tout au long de la journée, la chaleur s’accumule dans les combles et la ventilation naturelle devient un véritable outil de régulation pour pouvoir l’évacuer. Au plus frais moment de la journée, la nuit et au petit matin, ouvrir les fenêtres constitue un rafraîchissement passif très efficace. Le confort d’été n’est pas seulement une question de conception, mais aussi d’usage et de pilotage.
𝟑. 𝐏𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 : 𝐮𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐥𝐞́
Le rayonnement solaire direct est la principale source d’échauffement des combles, la protection des vitrages est donc indispensable pour empêcher la chaleur d’entrer. Les solutions sont nombreuses : vitrages à contrôle solaire, protection extérieur (volet roulant ou stores) ou intérieur.
𝟒. 𝐌𝐚𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 : 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐧 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮
Zinc, tuile ou ardoise : une fois le choix fait d’utiliser une isolation performante, l’écart d’impact est limité. Avec une toiture de couleur de blanche, l’écart n’est plus significatif des lors que l’ensemble des bons gestes est appliqué : isolation performante, ventilation nocturne efficace et protections solaires adaptées. Le vrai sujet n’est donc pas uniquement le matériau de couverture ou sa couleur, mais bien l’ensemble du système constructif et l’utilisation de solutions passives !
Même bien rénové, un logement peut surchauffer sans les bons gestes et les bons usages. Penser bâtiment seul ne suffit plus : il faut cumuler stratégies passives + comportements et information auprès des usagers + conception intégrée. Cette conviction est désormais bien partagée par l’ensemble des acteurs du secteur.