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Ingénierie des installations haute tension B & haute tension A pour l'industrie : Etudes de conception et suivi de travaux de construction des postes de livraison haute tension et des réseaux industriels
Systèmes de production d'électricité

𝐆𝐑𝐀𝐍𝐃𝐒 𝐏𝐑𝐎𝐉𝐄𝐓𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋𝐒 𝐄𝐍 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐎𝐔𝐄𝐒𝐓 : 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐄́𝐓𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐋𝐎𝐂𝐀𝐋𝐄 𝐄𝐒𝐓 𝐀𝐔𝐒𝐒𝐈 𝐔𝐍𝐄 𝐈𝐍𝐅𝐑𝐀𝐒𝐓𝐑𝐔𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄Par Dr Joseph BAKIM...
23/09/2026

𝐆𝐑𝐀𝐍𝐃𝐒 𝐏𝐑𝐎𝐉𝐄𝐓𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋𝐒 𝐄𝐍 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐎𝐔𝐄𝐒𝐓 : 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐄́𝐓𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐋𝐎𝐂𝐀𝐋𝐄 𝐄𝐒𝐓 𝐀𝐔𝐒𝐒𝐈 𝐔𝐍𝐄 𝐈𝐍𝐅𝐑𝐀𝐒𝐓𝐑𝐔𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄

Par Dr Joseph BAKIMA
Consultant Senior AMO – Expert Haute Tension HTB/HTA

En Guinée, en Côte d’Ivoire et d’autres pays de la sous-région, l’industrialisation accroît les besoins en centrales, postes HTB, interconnexions, BESS et réseaux industriels. Mais construire ne suffit pas.

Une infrastructure peut être parfaitement conçue ; si son exploitation, sa maintenance et son évolution dépendent durablement d’expertises extérieures, une dépendance technique subsiste.

⚡ 𝐋𝐄 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐅𝐄𝐑𝐓 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐄́𝐓𝐄𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐀𝐕𝐀𝐍𝐓 𝐋𝐀 𝐌𝐈𝐒𝐄 𝐄𝐍 𝐒𝐄𝐑𝐕𝐈𝐂𝐄

Les futurs exploitants ne devraient pas découvrir l’installation à la réception. Leur montée en compétence doit accompagner :

𝐄𝐓𝐔𝐃𝐄𝐒 → 𝐅𝐀𝐓 → 𝐌𝐎𝐍𝐓𝐀𝐆𝐄 → 𝐒𝐀𝐓 → 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐈𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍𝐈𝐍𝐆 → 𝐏𝐑𝐄𝐌𝐈𝐄̀𝐑𝐄 𝐌𝐈𝐒𝐄 𝐒𝐎𝐔𝐒 𝐓𝐄𝐍𝐒𝐈𝐎𝐍 → 𝐄𝐗𝐏𝐋𝐎𝐈𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍.

Les FAT permettent de comprendre architectures, protections et logiques de contrôle. Le commissioning révèle les interfaces : protection ↔ disjoncteur, SCADA ↔ automate, poste ↔ dispatching, BESS ↔ réseau.

L’objectif : savoir exploiter, mais aussi comprendre pourquoi le système a été conçu ainsi.

🔹 𝐓𝐑𝐎𝐈𝐒 𝐍𝐈𝐕𝐄𝐀𝐔𝐗 𝐀̀ 𝐎𝐑𝐆𝐀𝐍𝐈𝐒𝐄𝐑
1. Exploiter : conduire l’installation.
2. Diagnostiquer et maintenir : analyser les défauts et assurer la maintenance.
3. Maîtriser et faire évoluer : auditer, spécifier, modifier, challenger un fournisseur et préparer une extension.
Une organisation robuste doit disposer d’un noyau local de niveau 3 et éviter le « SPOF humain » : une fonction critique dépendant d’une seule personne.

🔹 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐀𝐂𝐓𝐔𝐀𝐋𝐈𝐒𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐌𝐈𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍
La formation ne devrait pas se résumer à « 5 jours avant réception ». Les contrats peuvent prévoir FAT/SAT, compagnonnage en mise en service, simulateurs, formation de formateurs et évaluation des acquis.

Le TQC dit ce qui a été construit. Je recommande un 𝐃𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐓𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 (DDT) expliquant pourquoi : hypothèses, alternatives, protections, réserves d’extension et évolutivité.

🌍 𝐆𝐔𝐈𝐍𝐄́𝐄 𝐄𝐓 𝐂𝐎̂𝐓𝐄 𝐃’𝐈𝐕𝐎𝐈𝐑𝐄 : 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐏𝐑𝐎𝐉𝐄𝐓𝐒 𝐄𝐍 𝐄́𝐂𝐎𝐋𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒

En Guinée, les grands projets miniers, ferroviaires, portuaires et électriques constituent une occasion de former une génération d’ingénieurs et techniciens pendant que les infrastructures se construisent.

En Côte d’Ivoire, centrales, BESS, réseau HTB et interconnexions peuvent renforcer les compétences en exploitation, dispatching, protections, Asset Management et systèmes numériques.

Le plan industriel doit être synchronisé avec le plan électrique ; le plan électrique doit l’être avec un plan de compétences.

🎯 𝐏𝐑𝐈𝐍𝐂𝐈𝐏𝐄 𝐉𝐁𝐀𝐊
Les compétences humaines sont l’infrastructure invisible qui permet aux infrastructures physiques de fonctionner pendant des décennies.

L’expertise internationale reste indispensable sur les grands projets. Sa réussite se mesure aussi à la compétence locale qu’elle laisse après son départ.

𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐁𝐄𝐒𝐒 : 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐌𝐖 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐌𝐖𝐡 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐢...
05/09/2026

𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐁𝐄𝐒𝐒 : 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐌𝐖 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐌𝐖𝐡 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬
𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Par Dr Joseph BAKIMA
Consultant Senior AMO - Expert HTB/HTA
𝐉𝐁𝐀𝐊 𝐇𝐀𝐔𝐓𝐄 𝐓𝐄𝐍𝐒𝐈𝐎𝐍


On ne devrait pas acheter des MW et des MWh avant d’avoir défini ce que le système doit réellement faire.

Un appel d’offres BESS commence souvent par deux chiffres : X MW – Y MWh. Indispensables, ils ne constituent pourtant pas une spécification fonctionnelle suffisante.

Deux BESS de mêmes MW et MWh peuvent avoir des comportements très différents vis-à-vis du réseau. La première question doit donc être :

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐒 𝐒𝐄𝐑𝐕𝐈𝐂𝐄𝐒 𝐋𝐄 𝐁𝐄𝐒𝐒 𝐃𝐎𝐈𝐓-𝐈𝐋 𝐑𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄, 𝐄𝐓 𝐀𝐕𝐄𝐂 𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐑𝐅𝐎𝐑𝐌𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐀𝐔 𝐏𝐎𝐈𝐍𝐓 𝐃𝐄 𝐑𝐀𝐂𝐂𝐎𝐑𝐃𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 ?

Avant de choisir batteries, PCS ou architecture, il faut définir et hiérarchiser les missions : décalage d’énergie, absorption des excédents PV, écrêtement de pointe, réserve de puissance, réglage de fréquence ou de tension, soutien d’un réseau faible, continuité d’une infrastructure critique.

Le dimensionnement MW/MWh doit découler de ces fonctions.

50 MW - 50 MWh et 50 MW - 200 MWh peuvent injecter la même puissance, mais représentent nominalement environ 1 h et 4 h d’énergie à pleine puissance.

La puissance répond à un besoin. L’énergie répond à un autre. Le projet doit justifier les deux.

Autre question déterminante : OU la performance est-elle garantie ?

Si le contrat exige 50 MW au point de livraison, démontrer 50 MW en sortie des PCS ne suffit pas.

Entre les convertisseurs et le point de raccordement existent notamment les pertes des transformateurs HTA/BT associés aux PCS, du transformateur élévateur HTA/HTB du PDL, des auxiliaires et des équipements du poste.

• Batterie : puissance DC
• PCS : puissance AC en sortie convertisseur
• Intégrateur : puissance du BESS
• Gestionnaire de réseau : puissance au POC

Tout le monde parle de MW, mais pas nécessairement du même point physique.

Le point de livraison doit donc être la référence contractuelle des performances, avec des conditions de mesure définies : SOC, température, tension et fréquence réseau, auxiliaires, PCS disponibles et durée de sollicitation.

Pour un BESS raccordé en HTB, la puissance active ne suffit pas. Il faut aussi spécifier l’enveloppe P–Q et les modes de régulation du PPC : P, Q, tension ou facteur de puissance au POC.

Enfin, il faut distinguer puissance brute et puissance nette au POC : HVAC, BMS, PPC, SCADA, sécurité incendie et auxiliaires consomment eux-mêmes de l’énergie.

𝐏𝐑𝐈𝐍𝐂𝐈𝐏𝐄 𝐉𝐁𝐀𝐊 :
UNE PERFORMANCE SANS POINT DE MESURE ET CONDITIONS DE RÉFÉRENCE N’EST PAS UNE EXIGENCE CONTRACTUELLE SUFFISAMMENT DÉFINIE.

Dans notre prochain article : énergie garantie, vieillissement, rendement, FRT, modèles réseau et disponibilité système.

𝐋𝐚 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐬Pourquoi les infrastruct...
28/08/2026

𝐋𝐚 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐬

Pourquoi les infrastructures HTB influencent désormais les décisions d’investissement industriel autant que le foncier, la logistique ou la fiscalité.

𝐏𝐚𝐫 𝐃𝐫 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐁𝐀𝐊𝐈𝐌𝐀
Consultant Senior AMO – Expert Haute Tension HTB/HTA

𝐷𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛, 𝑢𝑛 𝑖𝑛𝑑𝑢𝑠𝑡𝑟𝑖𝑒𝑙 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑠𝑖𝑟𝑎 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑢𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑖𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑠𝑎 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡𝑒́ 𝑎̀ 𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒́𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑒́𝑐𝑒𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑎𝑢 𝑏𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡.

Pendant longtemps, l’implantation d’une usine se décidait selon le foncier, les transports, la main-d’œuvre, les marchés et la fiscalité.
Ces critères restent essentiels. Mais pour les gigafactories, Data Centers, BESS, raffineries et industries électro-intensives, un autre facteur devient stratégique : la puissance électrique disponible.

⚡ 𝐔𝐍 𝐓𝐄𝐑𝐑𝐀𝐈𝐍 𝐃𝐈𝐒𝐏𝐎𝐍𝐈𝐁𝐋𝐄 𝐍𝐄 𝐒𝐈𝐆𝐍𝐈𝐅𝐈𝐄 𝐏𝐀𝐒 𝐔𝐍𝐄 𝐏𝐔𝐈𝐒𝐒𝐀𝐍𝐂𝐄 𝐃𝐈𝐒𝐏𝐎𝐍𝐈𝐁𝐋𝐄

Un projet de plusieurs dizaines ou centaines de MW impose de vérifier très tôt :
• La capacité et les contraintes du réseau de transport,
• Le niveau de tension et le point de raccordement
• Les renforcements nécessaires,
• Les délais du gestionnaire et des équipements HTB,
• Les possibilités d’extension.

Le raccordement HTB n’est plus une simple étape technique. Il peut conditionner le choix du site et la date de démarrage industriel.

⏱️ 𝐓𝐑𝐎𝐈𝐒 𝐂𝐀𝐋𝐄𝐍𝐃𝐑𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐀 𝐒𝐘𝐍𝐂𝐇𝐑𝐎𝐍𝐈𝐒𝐄𝐑
𝐼𝑁𝐷𝑈𝑆𝑇𝑅𝐼𝐸 ↔ 𝐸́𝑄𝑈𝐼𝑃𝐸𝑀𝐸𝑁𝑇𝑆 𝐻𝑇𝐵 ↔ 𝐺𝐸𝑆𝑇𝐼𝑂𝑁𝑁𝐴𝐼𝑅𝐸 𝐷𝑈 𝑅𝐸́𝑆𝐸𝐴𝑈

Une usine peut être prête avant son alimentation définitive. Anticiper le raccordement dès la faisabilité sécurise CAPEX, planning, disponibilité et évolutivité.

📘 𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐈𝐍𝐓 𝐃𝐄 𝐕𝐔𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐌𝐎
Avant de figer une implantation, cinq questions doivent être traitées :
1. Quelle puissance est disponible et à quelle échéance ?
2. Quels ouvrages HTB faut-il créer ou renforcer ?
3. Le calendrier électrique est-il compatible avec le calendrier industriel ?
4. L’architecture permet-elle les extensions futures ?
5. Quels risques d’interface doivent être maîtrisés dès l’APS/APD ?

🌍 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐎𝐔𝐄𝐒𝐓 : 𝐋’𝐄𝐍𝐄𝐑𝐆𝐈𝐄, 𝐋𝐄𝐕𝐈𝐄𝐑 𝐃’𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐀𝐋𝐈𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍

𝐄𝐧 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞, 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 et la transformation locale du fer et de la bauxite font émerger des besoins électriques industriels majeurs. Son potentiel hydroélectrique et solaire et son insertion dans les interconnexions régionales constituent des atouts, à condition de développer des infrastructures HTB au rythme de l’industrialisation.
En Côte d’Ivoire, la croissance industrielle pose le même enjeu : disposer d’une puissance fiable et mobilisable dans les délais des investisseurs.

🎯 𝐋𝐄 𝐌𝐄𝐒𝐒𝐀𝐆𝐄 𝐀̀ 𝐑𝐄𝐓𝐄𝐍𝐈𝐑

Pour les industries électro-intensives, la question n’est plus seulement :
« 𝐎𝐮̀ 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐥’𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞 ? »

Elle devient :
« 𝐎𝐮̀ 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬-𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐧𝐨𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 ? »

La puissance électrique disponible devient un 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝’𝐚𝐭𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬.

𝐋𝐚 𝐩𝐡𝐢𝐥𝐨𝐬𝐨𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐇𝐓𝐀 : 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐚𝐧𝐬Par Dr Jose...
15/08/2026

𝐋𝐚 𝐩𝐡𝐢𝐥𝐨𝐬𝐨𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐇𝐓𝐀 : 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐚𝐧𝐬

Par Dr Joseph BAKIMA
Consultant Senior AMO – Expert Haute Tension HTB/HTA
Spécialiste de la sécurisation des infrastructures électriques critiques

𝐔𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐇𝐓𝐁 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞. 𝐋’𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐭𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐇𝐓𝐀 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬.

Dans les grands projets industriels, l’attention se concentre souvent sur le poste de livraison HTB : puissance, transformateurs, protections, raccordement au réseau.

Pourtant, une décision tout aussi structurante est sous-estimée : la philosophie de distribution HTA.

Radiale, boucle ouverte ou fermée, redondante ou maillée : il n’existe pas d’architecture universelle. Le bon schéma est celui qui traduit les exigences du procédé industriel.

Son choix doit intégrer :
• La criticité des charges,
• Les scénarios de fonctionnement dégradé,
• La sélectivité et la localisation des défauts,
• Les conditions de maintenance et de consignation,
• Les possibilités de réalimentation,
• Les extensions futures,
• Le coût global sur le cycle de vie.

Deux architectures peuvent présenter des CAPEX proches et pourtant conduire à des niveaux de disponibilité très différents.

La différence apparaît lorsqu’un transformateur ou un départ HTA doit être consigné, lorsqu’un défaut survient, lorsqu’une extension doit être raccordée ou lorsqu’un équipement doit être renouvelé sans interrompre le procédé.

L’analyse ne peut donc pas se limiter au coût initial. Elle doit répondre à une question essentielle : que devient la production lorsqu’un élément du réseau électrique n’est plus disponible ?

🔎 𝐑𝐄𝐓𝐎𝐔𝐑 𝐃’𝐄𝐗𝐏𝐄́𝐑𝐈𝐄𝐍𝐂𝐄

Sur plusieurs grands projets industriels, j’ai constaté que la performance d’un réseau ne dépend pas uniquement de ses équipements. Elle dépend aussi de la capacité de son architecture à isoler un défaut, maintenir les charges prioritaires, permettre la maintenance et accompagner l’évolution du site.

C’est à ce niveau que l’AMO apporte une valeur stratégique : relier les choix électriques aux objectifs industriels dès les phases APS/APD, avant que l’architecture ne soit figée.

📘 𝐂𝐈𝐍𝐐 𝐂𝐑𝐈𝐓𝐄̀𝐑𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐂𝐇𝐎𝐈𝐗

1. Criticité des procédés alimentés,
2. Fonctionnement en régime dégradé,
3. Maintenance, consignation et réalimentation,
4. Évolutivité de l’installation,
5. CAPEX, OPEX et coût de l’indisponibilité.

⚠️ L’erreur serait de reproduire le schéma d’un autre site ou d’optimiser uniquement le CAPEX sans analyser les conséquences sur plusieurs décennies d’exploitation.

🎯 𝐀̀ 𝐑𝐄𝐓𝐄𝐍𝐈𝐑

Choisir une architecture HTA, ce n’est pas seulement distribuer l’énergie. C’est définir les conditions dans lesquelles l’usine pourra être exploitée, maintenue, sécurisée et développée.

« La qualité d’une architecture HTA ne se mesure pas uniquement le jour de sa mise sous tension. Elle se révèle au premier défaut, à la première maintenance et à la première extension. »

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥'𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐇𝐓𝐁Par Dr Joseph BAKIMAConsultant Senior...
03/08/2026

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥'𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐇𝐓𝐁

Par Dr Joseph BAKIMA
Consultant Senior AMO – Expert Haute Tension HTB/HTA

L'IA ne révolutionne pas seulement les centres de calcul. Elle redéfinit les critères de conception des infrastructures électriques critiques.

Les Data Centers IA atteignent désormais plusieurs centaines de mégawatts. Pourtant, la véritable rupture n'est pas la puissance appelée, mais l'exigence de disponibilité.

Le poste HTB n'est plus un simple point de raccordement. Il devient le premier maillon d'une chaîne critique reliant le réseau de transport aux serveurs, aux systèmes de refroidissement et aux plateformes numériques.

Cette évolution impose de nouveaux standards :
• Disponibilité N-1, voire N+1,
• Postes numériques conformes à l'IEC 61850,
• Qualité d'énergie maîtrisée (harmoniques, creux de tension, stabilité dynamique),
• Contrôle-commande résilient et cybersécurisé,
• Evolutivité intégrée dès la conception

Ces exigences concerneront rapidement les gigafactories, les usines de semi-conducteurs, les électrolyseurs et l'ensemble des industries électro-intensives.

📘 🔎𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐀𝐌𝐎
L'enjeu n'est plus uniquement de concevoir un poste électrique performant.
Il s'agit de construire une architecture de disponibilité conciliant exploitation, maintenance, évolutivité, cybersécurité et contraintes du réseau de transport pendant tout le cycle de vie des installations.

🔎 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝'𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞
Sur plusieurs grands projets industriels, j'ai constaté que les besoins futurs étaient souvent identifiés dès les études, tandis que certaines décisions restaient guidées par le CAPEX initial. Quelques mois après la mise en production, des adaptations devenaient nécessaires : automatismes, contrôle-commande, exploitation ou architecture HTA.

Concevoir dès l'origine une infrastructure évolutive réduit durablement ces risques.

🧭 𝐋𝐞𝐬 𝟓 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐝'𝐨𝐮𝐯𝐫𝐚𝐠𝐞
• Les besoins à 10 ans sont-ils intégrés ?
• Les extensions sont-elles anticipées ?
• Les points uniques de défaillance sont-ils supprimés ?
• La maintenance peut-elle être réalisée sans arrêt de production ?
• Les interfaces entre infrastructures électriques et numériques sont-elles maîtrisées ?

🎯 𝐋𝐞 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐭𝐞𝐧𝐢𝐫
Les Data Centers IA annoncent une nouvelle génération de postes HTB.

Demain, leur performance ne sera plus évaluée uniquement en mégawatts, mais aussi selon leur disponibilité, leur résilience, leur intelligence numérique, leur qualité d'énergie et leur capacité à accompagner l'évolution industrielle pendant plusieurs décennies.

Le poste HTB devient un actif stratégique au service de la compétitivité industrielle.

𝐋𝐞𝐬 𝟓 𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐬Par Dr Joseph BAKIMAConsu...
31/07/2026

𝐋𝐞𝐬 𝟓 𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐬

Par Dr Joseph BAKIMA
Consultant Senior AMO - Expert Haute Tension HTB/HTA

Après plus de 25 ans sur des centrales électriques, gigafactories, industries lourdes et postes HTB, j'observe une réalité constante : les difficultés les plus coûteuses apparaissent rarement à cause des équipements. Elles trouvent leur origine dans les premières décisions d'ingénierie.

1️⃣ Concevoir pour la mise en service plutôt que pour 30 ans d'exploitation
Une architecture doit intégrer dès l'origine la maintenance, les extensions, le remplacement des équipements et l'évolution des procédés.

2️⃣ Étudier le poste HTB comme un ouvrage isolé
Le poste est l'interface entre le gestionnaire de réseau, les protections, les automatismes, les procédés industriels, la maintenance et les systèmes numériques. Les interfaces mal maîtrisées deviennent rapidement les principaux facteurs de risque.

3️⃣ Écarter les futurs exploitants des études
Le retour d'expérience des équipes d'exploitation permet d'anticiper les contraintes de maintenance, de consignation, d'accès aux équipements et de redémarrage, évitant ainsi des modifications coûteuses.

4️⃣ Optimiser uniquement le CAPEX
Le véritable indicateur est le coût global du cycle de vie. Une économie initiale peut générer davantage d'arrêts, une maintenance plus complexe et des coûts d'exploitation supérieurs pendant plusieurs décennies.

5️⃣ Reporter les décisions structurantes
Plus les arbitrages sont différés, plus ils deviennent coûteux, complexes et risqués. L'anticipation reste le meilleur levier de performance.

𝐌𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐮𝐞 𝐝'𝐀𝐌𝐎
Une Assistance à Maîtrise d'Ouvrage expérimentée ne sécurise pas uniquement les équipements. Elle sécurise les décisions qui conditionneront la disponibilité industrielle pendant toute la durée de vie de l'installation.

𝐋𝐞𝐬 𝟓 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐦𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐝'𝐨𝐮𝐯𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫 :
1. Cette décision sera-t-elle encore pertinente dans 20 ans ?
2. Les exploitants ont-ils participé aux choix ?
3. Quel sera son impact sur la maintenance ?
4. Les futures extensions sont-elles déjà anticipées ?
5. Ce choix optimise-t-il réellement le coût global de possession ?

Les infrastructures critiques ne deviennent pas fiables par hasard. Elles le deviennent grâce à des décisions cohérentes prises très en amont du projet.

Références : IEC 61936-1 • IEC 61850 • IEC 60255 • CIGRÉ • IEEE PES • CIRED • Publications RTE.

𝐔𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝟐𝟐𝟓 𝐤𝐕 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞 Par Dr Joseph BAKIMAConsultant Senio...
23/07/2026

𝐔𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝟐𝟐𝟓 𝐤𝐕 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞

Par Dr Joseph BAKIMA
Consultant Senior AMO – Expert Haute Tension HTB/HTA
Spécialiste de la sécurisation des infrastructures électriques critiques

Dans les gigafactories, data centers IA, projets hydrogène ou sites sidérurgiques, un poste de livraison 225 kV est bien plus qu'un simple raccordement au réseau. C'est une infrastructure stratégique dont les choix de conception conditionnent la disponibilité industrielle pendant plusieurs décennies.

La performance d'un poste HTB ne dépend pas uniquement de la puissance des transformateurs, du choix AIS ou GIS ou des niveaux de court-circuit. Elle repose aussi sur des décisions moins visibles mais déterminantes :
• Architecture du poste,
• Philosophie de redondance,
• Organisation des jeux de barres,
• Stratégie de maintenance sans arrêt de production,
• Réserves pour les extensions futures,
• Coordination des protections du réseau HTB jusqu'au TGBT,
• Maîtrise des interfaces entre gestionnaire de réseau, EPC, exploitant et fournisseurs.

Ce sont ces choix qui déterminent la résilience de l'installation.

Un poste HTB se conçoit également pour accompagner l'évolution de l'usine. Augmentation de puissance, nouveaux ateliers, évolution des procédés ou exigences accrues de disponibilité doivent être anticipées dès les études APS et APD. A défaut, une simple extension peut entraîner des modifications lourdes, des interruptions de production et des coûts considérables.

La continuité d'alimentation ne se résume pas à disposer de deux transformateurs. Elle résulte d'une approche globale intégrant l'architecture du réseau, les automatismes, la sélectivité des protections, les procédures d'exploitation, la maintenance et la coordination entre tous les acteurs.

C'est précisément la valeur ajoutée de l'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage : sécuriser très en amont les décisions qui deviendront ensuite irréversibles. Les choix de raccordement, d'architecture HTB/HTA, de disponibilité, de maintenance ou de développement futur engagent durablement les performances techniques, économiques et calendaires du projet.

Mon retour d'expérience

Après plus de vingt-cinq ans consacrés aux infrastructures électriques industrielles, j'ai acquis une conviction : les difficultés rencontrées lors des essais, de la mise en service ou de l'exploitation trouvent souvent leur origine dans des décisions prises plusieurs années auparavant.

La réussite d'un grand projet industriel dépend moins de la qualité des équipements que de la qualité des choix réalisés dès les premières études. C'est à ce moment-là que se construit, de façon souvent invisible, la sécurité énergétique de toute une industrie.

Références : NF C 13-200 • IEC 61936-1 • IEC 62271 • IEC 60076 • Guides techniques CIGRÉ • Schéma Décennal de Développement du Réseau (RTE).

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