Guevel Export Service

Guevel Export Service GUEVEL EXPORT SERVICE is a local provider of operational support to the exporting industrial companies

GUEVEL EXPORT SERVICE is a local provider of operational service and support to the exporting industrial companies of Brittany, France. We are primarily serving all industrial segments, whether SMEs or bigger companies:
-industrial and technical products, machinery, materials and equipments sold to the industry
-chemicals, ingredients, marine-based and natural by-products sold to various markets

: food processing industry, cosmetics, pharmaceutical and chemical industries, agro-industry. We strive to supply them with our solid expertise in the field of international business and export sales development, where delivering sustainable results while building up a strong relationship is key. Or goal is twofold: at first we wish to look for potential markets and customers abroad, then we aim at building and strengthening their sales channels. We have therefore crafted the services we offer as follows:
1) Product promotion and market analysis, on behalf of our principals.
2) Negotiation and selling to a contractual client base, as the representative of manufacturers. Specialities:
-sales, negotiation and promotion of technical products sold to the industry
-agents and branches management
-in-depth market analysis
-sales force management
-distributors network, distribution agreements
-pricing & partnership agreements
-teaming up with fabrication facilities & plants across various countries

15/03/2012

SITE MIS EN LIGNE CE JOUR 15/3/12 : GUEVEL-EXPORT-SERVICE.COM

10/03/2012



10 3 2012


Cadrexport > Actualité export > Se développer à l’international > Réponses d’experts > Les PME françaises n’exportent pas : pourquoi ? Robert Haehne

Face aux mauvais chiffres actuels du commerce extérieur, la question est de savoir pourquoi nos entreprises ne sont pas plus efficaces à l'export. Nous avons adressé cette question à Robert Haehnel, éditeur du site « lespmeexportent », qui connaît bien l'univers des PME.

Cadrexport.com : Pourquoi nos entreprises se développent-elles moins à l'étranger que les entreprises allemandes, par exemple ?

R. Haehnel : Nous ne nous développons pas seulement moins bien que nos voisins allemands mais aussi moins bien que nos autres voisins... Depuis 2003, nous avons perdu 20 000 PME exportatrices ! L'activisme actuel de nos pouvoirs publics est d'ailleurs lié à cette baisse de nos exportations... Je pense que nos entreprises se développent moins bien parce qu'en France (et c'est spécifique à notre pays), une PME est avant toute chose, l'entreprise d'un homme ! C'est lui qui a la vision de l'entreprise et s'il ne pense pas que l'avenir de son entreprise est à l'international, il ne se passera jamais rien... Les dirigeants français pour une grande part, n'ont pas assez la volonté de se développer à l'export. Les observateurs étrangers le perçoive bien et trouvent notre attitude complexée : de nombreuses PME n' «osent pas y aller ». Enfin, d'après les études faites sur le sujet, plus de 70% des entrepreneurs pensent qu'ils n'ont rien à faire à l'international...

Cadrexport.com : Les freins sont donc liés à un certain manque d'ouverture et de hardiesse ?

R. Haehnel : Il y a aussi l'idée que beaucoup de dirigeants de PME ont de l'international. Cette notion d'international est restée longtemps liée à une forme passée de l'export. On y voyait souvent un débouché ponctuel, occasionnel, complémentaire ou encore marginal. Or avec la mondialisation, c'est toute l'entreprise qui doit être reconfigurée pour réussir sur les marchés mondiaux. Considérer que si l'entreprise ne se développe pas assez en France, il suffit d'aller vendre en Belgique ou au Pakistan est une vision passéiste, qui n'a plus aucun sens. En France, nous n'avons pas su prendre ce virage. Les témoignages que je recueille aujourd'hui sont ceux d'entrepreneurs de mieux en mieux organisés pour répondre à la demande de l'étranger. C'est un impératif car il y a un changement de culture. L'entreprise doit s'ouvrir aux contraintes et aux opportunités venant de l'étranger.




Cadrexport.com : Les freins seraient alors à la fois d'ordre psychologique et culturel ?

R. Haehnel : Oui ! Beaucoup d'entrepreneurs étrangers n'ont pas la même perception de la PME que nous Français. Un dirigeant de PME en Allemagne ne viendrait jamais seul à une négociation, signer un contrat, par exemple. Un français par contre, viendra toujours seul, ce qui n'est pas forcément une bonne idée et qui choque toujours outre-Rhin.


Cadrexport.com : Nos entreprises ont-elles les qualités nécessaires pour exporter ?

R. Haehnel : Les PME françaises qui réusissent ont une imagination et des ressources extraordinaires. C'est pourquoi j'ai créé ce site : les pmeexportent.com et c'est pourquoi j'ai écrit un livre ! Il faut les valoriser. Compte-tenu du côté mimétique des dirigeants de PME, c'est une façon de les inciter à dépasser les freins existants. S'il n'y avait rien à faire ou s'il n'y avait que quelques secteurs où nous sommes performants tels que le luxe, la mode et la gastronomie, nous pourrions nous résigner mais ce n'est pas le cas. Certaines entreprises, en mécanique par exemple, exportent 70% de leur production en Allemagne, ce qui prouve leur qualité et leur savoir-faire. Et c'est vrai dans tous les secteurs.

Cadrexport.com : Les incitations du gouvernement à exporter fonctionnent-elles ? Les entreprises sont-elles de plus en plus nombreuses à se lancer à l'étranger ?

R. Haehnel : Les PME qui exportent aujourd'hui le font de plus en plus et de mieux en mieux mais quantitativement, les résultats ne sont pas encore là.

Cadrexport.com : Qu'est-ce qui fait que certaines PME réussissent ?

R. Haehnel : Ce qui fait leur force est ce qui fait la faiblesse de celles qui n'y arrive pas : leur dirigeant est hyper motivé et croit en l'international ! Il met en oeuvre les moyens nécessaires à son développement, il sait mobiliser les bons soutiens et ne relâche pas son effort parce qu'il y croit. Ces entreprises connaissent aussi les stratégies les plus performants pour y arriver. Elles ont compris la mondialisation. Elles font leurs armes sur un marché et appliquent leur expérience dans les autres pays.

Cadrexport.com : Est-ce que toutes les PME pourraient suivre ces modèles ?

R. Haehnel : Il ne faut pas se tromper ! Nous sommes quand même un pays qui ne peut exporter que des produits à valeur ajoutée. Nous ne pouvons plus exporter des boulons de cinq ou des pommes de terre..! Beaucoup ont compris ceci et ont fait une course réussie à la niche, que ce soit dans la mécanique, dans la chimie ou ailleurs... Il faut avoir des « produits exportables » c’est-à-dire différents, compétitifs et innovants mais le drame est que des dizaines de milliers d'entreprises qui sont tout à fait dans ce cas, ne se lancent pas à l’international... En France, si on passait de 75 000 entreprises exportatrices à 125 ou 130 000, nous serions tirés d'affaire. Or ces chiffres ne sont pas utopiques car un tel nombre d'entreprises existe … Tout est encore possible !

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http://lespmeexportent.com/

Robert Haehnel a débuté sa carrière à la Chambre de Commerce Franco-Allemande, puis a travaillé au Moyen-0rient. Ultérieurement il s’est consacré à la promotion des produits et des groupes français à l’international.






Au sein de la société qu’il a lancée, RHA Consultants, une des activités majeures a consisté à amener les décideurs étrangers à investir en France. Il a de plus mené des actions de lobbying « sensible » au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est. Ce vécu, sa connaissance de l’univers des PME lui permettent de développer une vision pragmatique et efficace de l’export.
Diplômé de l’ESCP, licencié en histoire, il a écrit un grand nombre d’articles dans la presse grand public, dans des titres spécialisés. Auteur également de deux ouvrages destinés aux dirigeants de PME (Faire communiquer l’Entreprise, ANCE; « Je Communique » Gualino Editeur. Collection « Etre Patron Aujourd’hui »).

« Le site lespmeexportent.com s’inscrit dans la droite ligne de mon dernier ouvrage paru en 2008 -Patron et 1er exportateur de mon entreprise, Editeur Gualino- »

06/03/2012

La tragédie du déficit commercial

En 2011, le déficit commercial de la France a atteint un record de 69,6 milliards d’euros. Une grande partie de ce montant tient à la facture énergétique (62,4 milliards), qui s’est alourdie de près de 15 milliards en 2011, conséquence du renchérissement du prix du pétrole (+39%, à 111 dollars le baril). Depuis la fin du siècle dernier, le poids de l’énergie s’est accru de plus de 40 milliards. Mais le pétrole ne doit pas être l’unique bouc émissaire. Tout autant privée de pétrole, l’Allemagne a dégagé un excédent de… 158 milliards. Depuis 2003, la moitié de la détérioration du solde commercial français s’explique par d’autres phénomènes. Ainsi, la filière automobile a massivement délocalisé – deux tiers de la production des constructeurs français sont désormais réalisés hors de l’Hexagone – et accru son solde négatif: 5,3 milliards l’an dernier, quand elle affichait un excédent de 12,3 milliards en 2004.

Leçon N°1: Attrition
Se faire une place à l’étranger n’est pas une caractéristique du Made in France. Ce manque d’ambition semble avoir été intégré par les entreprises françaises. Les sociétés exportatrices sont passées de 130.000 en 2000 à 117.000 aujourd’hui. L’Allemagne en compte 400.000.
Leçon N°2: Réduction
Les exportations françaises ont crû de 8,6% en 2011. Mais l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne, les Etats-Unis ont fait mieux. Et nos importations ont augmenté de 11,7%. Dans le même temps, les fleurons comme l’aérospatiale et la pharmacie ont vu leur excédent se rétrécir. Notre pays détient aujourd’hui 3,6% de part de marché mondial, contre 6,2% en 1990.
Leçon N°3: Réaction
Depuis cinq ans, le gouvernement a pris des mesures pour redynamiser les entreprises (crédit d’impôt recherche, FSI, peut-être TVA sociale). Mais changer des tendances lourdes prend du temps. La France manque d’entreprises de taille intermédiaire (ETI): elles sont à peine 4.000 – trois fois moins qu’en Allemagne.

CHALLENGES N° 288-15 2 2012.

06/03/2012
Paper FactoryPaper Roll in a Factory josemoraes
06/03/2012

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17/02/2012

Agenda
JDE Edition Finistère 29L'université de l'entreprise à l'ESC Bretagne Brest
ajouté le 3 février 2012 - Réagir

L'université de l'entreprise à l'ESC Bretagne Brest


C'est l'un des grands sinon Le spécialiste français des marques. Jean-Noël Kapferer, professeur à HEC, est l'invité de la 3e Université de l'Entreprise qui se tiendra à l'ESC le 8mars. Il viendra parler de la marque France, un thème ô combien d'actualité. Au cours de cette journée, quatre ateliers seront animés par des enseignants chercheurs de l'ESC Bretagne Brest et des chefs d'entreprises bretons. Associer les entreprises et le monde de la recherche en gestion et en marketing, c'est en effet la vocation de cette manifestation parrainée, cette année, par Alain Glon, président de l'Institut de Locarn. «C'est un moment unique pour les entreprises qui souhaitent s'ouvrir», fait valoir Serge Capitaine, président de l'association des diplômés de l'ESC Bretagne Brest et directeur général adjoint de Stef (sur la photo).

À l'ESc Bretagne Brest le 8mars

Ateliers de 13h30 à 16h45: Marques et territoires: l'identité régionale comme levier marketing; Innovations managériales: quelles bonnes pratiques dans les pôles de compétitivité; L'international dans un contexte de crise: quelles opportunités et quelles stratégies pour les PME bretonnes?; Entreprises et responsabilités: quels leviers d'amélioration de la performance pour nos entreprises? Conférence plénière à 17heures. Cocktail dînatoire à 18h30. Contact: 02 98 34 44 44[ANEPASMANQUE]À NE PAS MANQUER

17/02/2012

Point de vue
JDE Edition Finistère 29«L'industrie française doit redevenir compétente»
ajouté le 3 février 2012 - Réagir

«L'industrie française doit redevenir compétente»

P-dg de Saint-Gobain pendant près de vingt ans, Jean-Louis Beffa estime que la France ne peut se relancer qu'en renouant avec une industrie exportatrice. Un choix qui impose de tempérer le poids des actionnaires.

Dans votre livre *, vous estimez que l'économie française fait les frais d'une orientation stratégique malheureuse. Laquelle?
Le principal handicap de l'économie française, c'est un déficit du commerce extérieur qui résulte d'un manque de compétitivité industrielle. La France n'est pas assez compétente et compétitive à l'export. J'insiste sur le mot «compétente» car je ne pense pas que nos coûts salariaux soient le principal problème. Il réside plutôt dans l'absence de suffisamment d'entreprises compétentes à l'export grâce leur technologie. Cela date des années 90, lorsque la France a choisi une voie purement libérale-financière. Or, c'est un autre modèle qui a été gagnant pour créer de l'excédent commercial, même avec des salaires élevés comme en Allemagne et au Japon où la primauté de l'actionnaire n'est pas mise au premier rang dans la gestion de l'entreprise. Là-bas, l'entreprise est l'objet d'un pacte d'actionnaires et de personnes sur une stratégie de long terme et de prise de risques.
Quelle serait la recette pour mettre en place ce modèle en France?
Il faudrait faire en sorte d'éviter les prises de contrôle du capital rampantes, de favoriser fiscalement l'actionnariat à long terme, de replacer une partie des pouvoirs au sein du conseil d'administration afin de lutter contre les OPA hostiles. Je pense qu'il serait très utile d'avoir des représentants des syndicats siégeant au conseil d'administration: c'est en effet là que se situe le coeur de l'arbitrage et de la stratégie
Si les actionnaires jouissent de moins de liberté, ne risque-t-on pas de voir leurs financements se tarir et de faire face à un manque de moyens?
Je suis certain qu'on trouvera des actionnaires pour investir dans des entreprises françaises si on voit que ces entreprises progressent à long terme. Pour les PME, je suis pour la création de mécanismes de soutien financier qui apporteront des fonds propres, mais sans droits de vote en échange, afin que le patron reste maître à bord. L'État pourrait, par exemple, par l'intermédiaire de fonds gérés par la Caisse des dépôts, octroyer des financements en échange d'actions sans droit de vote.
Les coûts salariaux, cela reste quand même un problème indéniable!
Bien sûr. Mais pour moi, l'action de long terme est plus stratégique que la baisse des coûts. Même si on se réaligne sur des salaires plus bas, cela n'empêchera pas les Chinois de pratiquer des rémunérations qui pèsent un dixième des nôtres. La seule façon d'être compétitifs face à eux, c'est la stratégie du haut de gamme, de l'avance technologique. Cela nécessite de revoir la façon de soutenir l'innovation. Je propose de revenir au principe d'Agence d'innovation industrielle, que j'avais proposé au Président Chirac et qui avait été mise en place avant d'être supprimée au début du quinquennat actuel. Il s'agit alors de soutenir les entreprises portant des projets dont les recherches sont faites sur le sol français et qui se révèlent compétitifs à l'exportation. En échange d'une garantie de réalisation de ces projets, l'État prend en charge une partie du risque. On doit être dans un état facilitateur: l'initiative reste dans le monde de l'entreprise.
Pour vous, l'innovation est aussi une question d'approche culturelle. En quelle manière?
L'innovation ne doit pas être purement technique. Il faut être à l'écoute du client. Dans la formation de nos écoles d'ingénieurs, on ne parle pas assez du client, du marketing. Je suis frappé de voir que dans les projets d'entreprises innovantes, la fonction commerciale et l'analyse marketing sont beaucoup moins poussées qu'ils ne le faudraient.
Le re**rd pris est-il rattrapable? Peut-on retrouver une France industrielle?
Pour refaire de la France un pays industriel, il faut plus de dix ans, et surtout renforcer les points forts ou émergents plutôt que de se battre sur des batailles perdues d'avance. Attention: j'insiste sur le fait qu'il nous faut avoir une partie de nos usines hors de France. En Allemagne, l'industrie est un système bi-localisé. La recherche, le haut-de-gamme, on le fait dans le pays, avec les salaires élevés. Puis on complète tout cela avec de la production dans les pays à bas salaires. Tout faire en France est impossible. Le re**rd est donc rattrapable. Mais à terme, je penche pour un rapprochement étroit avec les Allemands car je nous crois complémentaires, entre une France plus tournée vers les services, et une Allemagne davantage focalisée sur l'industrie.
Pour vous, on a également trop chargé la barque de la réglementation des entreprises...
On en a trop fait pour rajouter des réglementations portant sur les PME. Il aurait fallu les passer au crible pour savoir si elles aidaient ou pas l'industrie. Et là, je vise autant Bruxelles que le gouvernement français. Ceci-ci dit, lors des débats à Bruxelles, j'ai l'impression que le pouvoir public français défend moins bien ses intérêts industriels que le gouvernement allemand.
Comment faire passer la pilule d'une grande réforme?
Un tel plan n'est acceptable par les syndicats que si les entreprises se lancent dans des actions pour créer de l'emploi en France. C'est un équilibre: si on allège, il doit y avoir quelque chose en face. Le problème, c'est que la priorité à la création de l'emploi sur le sol national me semble beaucoup moins présente qu'en Allemagne. Plus qu'une question de coût du travail, c'est un problème de climat. Je suis très frappé du goût de la concertation en Allemagne par rapport au goût de la confrontation en France. Ceci dit, je suis tout à fait favorable aux textes qui poussent à la concentration des syndicats. Moins il y aura de syndicats minoritaires, plus les syndicats en place seront représentatifs. Pendant très longtemps, il m'a semblé que le Medef ne soutenait pas cette approche pour préférer s'appuyer sur des syndicats minoritaires. La situation actuelle me fait penser que cela n'a pas été une bonne politique.
(*«La France doit choisir», Editions du Seuil)

16/02/2012

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ÉCONOMIE ACTU-ECO Conjoncture
Le déficit commercial bat
un nouveau record en 2011

Mots clés : Commerce extérieur, Compétitivité, France, Pierre lellouche

Par Marie Visot Mis à jour le 06/02/2012 à 23:07 | publié le 06/02/2012 à 23:00 Réactions (77)
Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
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S'abonner au Figaro.fr INTERVIEW - A 69,6 milliards d'euros, le trou se creuse. Pierre Lellouche, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, admet une situation «délicate» mais assure que les réformes commencent à porter leurs fruits.

LE FIGARO.-Vous présentez mardi matin les résultats 2011 du commerce extérieur français. Quel est le bilan?

Pierre LELLOUCHE. - Avec un déficit commercial qui atteint 69,6 milliards d'euros en 2011 (après 51,4 milliards en 2010), le bilan est moins mauvais qu'anticipé. C'est en effet 5,5 milliards de moins que le chiffre que nous évoquions encore cet été. Cela ne veut pas dire que nous sommes satisfaits ; la situation reste délicate et doit interpeller tout le monde, à droite comme à gauche. Malgré une tendance à l'amélioration depuis trois trimestres, on ne peut que déplorer la situation quand on se compare avec l'Allemagne, dont l'excédent commercial devrait atteindre 157 milliards en 2011.

Quelles ont été nos forces et nos faiblesses dans les échanges mondiaux l'an dernier?

En 2011, nos importations ont augmenté de 11 %, à 498 milliards. Dans le même temps, plus de 117.000 entreprises ont vendu leurs produits à l'étranger, un chiffre stable par rapport à 2010. Nos exportations ont augmenté de 8,6 %, à 429 milliards d'euros - ce qui permettra de créer 90.000 emplois cette année. Nous avons cessé de perdre des parts de marché dans le monde, notamment grâce à la croissance des émergents. Mais nous sommes encore trop peu présents sur ces terrains-là. Nos ventes vers les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ne représentent que 7 % du total de nos exportations - contre 12 % des exportations allemandes. Nous avons eu l'an dernier un déficit record avec la Chine, de 27,2 milliards d'euros. Quant à la facture énergétique, elle s'élève à 62 milliards.

En revanche, nous pouvons être satisfaits de la bonne marche de certains secteurs: l'agroalimentaire connaît un excédent historique de 11,4 milliards. L'aéronautique dégage aussi un excédent de 17,7 milliards, grâce à la vente de 534 Airbus.

Les grands contrats, justement, ne sont-ils pas en train de devenir notre seule force?

Ce n'est pas la seule, mais c'est une de nos forces. L'implication personnelle du président de la République n'y est évidemment pas pour rien. Les grands contrats ont augmenté l'an dernier de 36 % par rapport à 2010, pour un montant total de 28,4 milliards d'euros. Nous progressons dans beaucoup de pays, les entreprises françaises ont remporté des marchés importants en matière de ventes d'avions, d'armes et d'infrastructures. Je pense notamment à la société Poma qui vient d'inaugurer un téléphérique à Rio de Janeiro au Brésil, ou aux 44 Airbus A 320 qui ont été vendus récemment à la compagnie mexicaine Volaris. Sans parler du métro de Belgrade, ou encore des centrales à gaz construites en Irak. Et nous sommes actuellement en négociation pour l'installation de deux EPR en Inde. Depuis cinq ans, la France a signé près de 131 milliards de grands contrats, ce qui est mieux que tout ce qui a été réalisé pendant les sept années précédentes.

La compétitivité des produits français est-elle vraiment un handicap?

Évidemment! Le coût du travail, c'est la base de tout. Avoir un différentiel de 10 % avec l'Allemagne, ce n'est pas tenable. Pas plus qu'il n'est normal que les grands groupes français investissent deux fois plus à l'étranger que leurs homologues outre-Rhin. Du coup, la balance commerciale de notre secteur automobile est déficitaire! L'enjeu, c'est de se remettre à produire en France. Les réformes de structures sont primordiales. D'ailleurs, c'est grâce à celles qui sont mises en œuvre depuis cinq ans (montée en puissance d'Ubifrance, d'Oséo, suppression de la taxe professionnelle, régionalisation du FSI, politique de filières…) que notre situation commence à se redresser.

À votre arrivée, vous avez décrété la mobilisation générale des services de l'État pour l'export. Où en êtes-vous?

Il faut un peu de temps. Nous ­sommes en train de mettre en place un guichet unique pour les PME dans chaque région et tout le réseau est mobilisé. L'objectif est d'avoir les yeux rivés sur la demande de nos clients, de cibler notre offre. Nous avons la recette pour faire revenir notre balance commerciale à l'équilibre en l'espace de cinq ans: il faut doubler le rythme de croissance de nos exportations vers les pays émergents. C'est notre objectif!

Par Marie Visot

16/02/2012

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16/02/2012

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