28/09/2026
De Marseille à Stellenbosch✈️: mieux comprendre le bois ancien pour mieux préserver nos bâtiments.🪵
Comment savoir si une poutre en bois vieille de plus d’un siècle peut encore remplir son rôle… sans la détruire pour la tester ? Elle se trouve peut-être sous vos pieds, dans un plancher ancien, ou au-dessus de votre tête, dans une charpente. Avec le temps, elle peut présenter des fissures ou d’autres défauts visibles. Mais cela signifie-t-il forcément qu’elle doit être remplacée ?
C’est autour de cette question que nous avons présenté une partie de nos travaux lors de la 9th International Scientific Conference on Hardwood Products – ISCHP 2026, à Stellenbosch, en Afrique du Sud.
Notre étude porte sur des poutres anciennes issues d’un bâtiment marseillais du XIXᵉ siècle. L’objectif : mieux connaître leurs propriétés mécaniques pour pouvoir décider de les conserver, de les renforcer ou de les remplacer uniquement lorsque cela est nécessaire.
Pour cela, nous avons comparé plusieurs méthodes de contrôle non destructif : ultrasons, ondes de contrainte et analyse vibratoire, puis confronté leurs résultats à des essais mécaniques réalisés en laboratoire.
Parmi les résultats, la méthode vibratoire BING s’est montrée particulièrement prometteuse pour estimer la rigidité du bois étudié. Les prochains travaux viseront notamment à mieux prédire la résistance à la rupture, fortement influencée par les défauts locaux du matériau.
Ces recherches illustrent pleinement le lien que nous développons au sein de DMI Group entre recherche scientifique et ingénierie de terrain, avec un objectif simple : mieux diagnostiquer l’existant pour intervenir uniquement là où cela est nécessaire.
Merci à l'ANRT - Association Nationale de la Recherche et de la Technologie , l'Institut Pascal– Université Clermont Auvergne / CNRS / Clermont Auvergne INP et CIDECO pour leur contribution à ces travaux.