kambou sié Hermann

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01/02/2026
29/01/2026

Un peut en joie aujourd'hui bonne journée 😘😘😘😘😘😘😘😘😘😘😘😘😘😘😘

Il est préférable que ont s'affiche soit même 😍😘
25/01/2026

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Je veux plusieurs visibilités sur mon projet en ligne
12/11/2025

Je veux plusieurs visibilités sur mon projet en ligne

TITRE : J'IRAI MOI MÊME AU COMBAT
AUTEUR : FRANÇIS OUEDRAOGO

Amoureux (ses) de la lecture, retrouvez des romans d’auteurs Burkinabè à la place de la Nation de Ouahigouya à bas prix. (2500, 3000, 3500, 4000…)

Il s’agit d’une exposition vente organisée par une librairie de la capitale

Hâtez vous car l’activité prend fin cet après midi.

08/06/2025

LE THÉÂTRE ET SES PRINCIPALES FONCTIONS.
INTRODUCTION.
Le théâtre est un genre littéraire qui représente une histoire, une série d'événements mis en scène par des personnages en action qui se parlent (si on le compare à la poésie) et non par le moyen de la narration d'événements (si on le compare au roman).
Quatre grands genres dramatiques sont utilisés par les dramaturges pour représenter une histoire à structure ternaire afin d'en traduire, avec toutes les ressources imaginables de la parole théâtrale, les principales fonctions.
I. LES GRANDS GENRES DRAMATIQUES.
1) La comédie.
C'est un théâtre de pur divertissement où donc le rire est assuré. Les personnages comiques sont soit de classe moyenne (fonctionnaire, homme de Dieu, riche commerçant...), soit de basse classe (ouvrier, domestique, marchand ambulant...). Réunis autour d'un conflit d'intérêt, ces derniers interagissent pour résoudre un problème qui les interpelle de près ou de loin. C'est l'exemple des pièces comme Le Malade imaginaire de Molière ou encore de Trois prétendants, un mari de Guillaume Oyono-Mbia.
2) La tragédie.
Il s'agit d'un théâtre où le sort des personnages tragiques (du héros en particulier) inspire chez le spectateur un sentiment de terreur, de pitié et de crainte. La pièce se termine toujours en bain de sang. Voués à l'échec, ceux-ci sont généralement de haute classe (noble, bourgeois, aristocrate,...) ou de sang royal (prince, roi, reine...). C'est le cas de Phèdre de Jean Racine ou de La tragédie du roi Christophe d'Aimé Césaire.
3) La tragicomédie.
C'est une pièce théâtrale qui s'apparente presque trait pour trait à la tragédie, à la seule différence qu'elle finit bien. Finalement, il y a plus de peur que de mal. Il ne faut donc pas s'inspirer du mot ''tragicomédie'' pour croire qu'il s'agirait d'une pièce qui mêle rire et pleurs. C'est l'exemple des pièces telles que Le Cid de Pierre Corneille ou L'exil d'Alboury de Cheik Aliou Ndao.
4) Le drame.
C'est un genre dramatique un peu en vogue au XVIII ème siècle mais plus prisé et popularisé par les romantiques. Réputés pour leur farouche opposition aux nombreuses règles classiques qui leur semblent bloquer, étouffer, anéantir l'inspiration de l'écrivain, ceux-ci mêlent les genres dramatiques dans une même pièce théâtrale appelée ''drame''. L'illustration qui semble la plus pertinente est Hernani de Victor Hugo, une ''force qui va''.
II. L'ACTION THÉÂTRALE.
1) L'exposition.
Elle correspond au début de l'histoire. C'est l'ensemble des premières scènes où règne la tranquillité. C'est souvent l'occasion, pour le dramaturge, d'exposer l'origine de la naissance du conflit en perspective et de faire connaître au spectateur les liens (parentaux, sentimentaux, matrimoniaux...) qui unissent ou opposent les personnages.
2) Le nœud.
C'est l'ensemble des scènes où règne la tension. Celle-ci est si inextricable, si emberlificotée, si entortillée, qu'aucune solution n'existe pendant ces moments-là, aux yeux du spectateur.
3) Le dénouement.
Il correspond à la fin de l'histoire représentée. C'est l'aboutissement de l'histoire qui s'achève par la réponse à toutes les interrogations, au résultat de toutes les équations. À noter que l'issue peut être heureuse ou malheureuse.
J'adore les bonnes blagues. Pour identifier ces trois actions théâtrales, il m'arrive de demander parfois à mes élèves de s'amuser à théâtraliser des scènes de dialogue inspirées de l'histoire suivante.
Voici l'histoire :
L'histoire s'est passée dans une mosquée...
Dans une mosquée, des vieux très pieux s'adonnaient paisiblement à la prière médiane (celle de takkoussaan)...
Soudain, armé d'un coupe-coupe dégoulinant de sang, un fou furieux fit irruption dans la mosquée au moment où les vieux disaient le salut final ''assalaamu aleykum'' (à droite et à gauche comme à la fin de la prière).
- Je vais tous vous décapiter par ordre alphabétique ! s'écria-t-il.
Plus personne ne disait mot.
- Toi, l'imam, dit-il, comment t'appelles-tu ?
L'imam répondit :
- Zinedine Zidane.
- Comment ?! répondit le fou. Tu te moques de moi ? Justement j'ai décidé d'inverser l'ordre alphabétique et de commencer par la lettre Z.
Quand le fou s'avança furieusement vers l'imam, celui-ci lui l'arrêta en tremblant :
- Zinedine Zidane est mon surnom. Mais en réalité, je m'appelle Almami Aïdara.
Ah ah ah ! (Mdr !)
III. LA PAROLE THÉÂTRALE.
1) Le dialogue ou la réplique.
C'est l'échange de paroles qui s'effectue entre au moins deux acteurs sur scène. Il y a réplique lorsque l'un répond à l'autre.
2) Le monologue.
C'est une parole prononcée par un acteur seul sur scène. À ne pas confondre au soliloque, une parole insensée débitée par un fou ou encore un somnambule.
3) L'aparté.
C'est une parole ou une petite conversation échangée avec le public (le lecteur du texte ou le spectateur de la représentation) par un acteur qui s'écarte du ou des autres personnages sur scène. Comme le sous-entend la dénomination de ce type de parole, l'aparté est un discours ''à part''.
4) La tirade.
C'est un discours qui tire en longueur prononcé à côté d'un autre plus court.
5) La stichomythie.
C'est le contraire de la tirade, c'est-à-dire un échange de paroles courtes entre acteurs.
6) Le quiproquo.
C'est une situation de conversation où les personnages entretiennent un dialogue de sourd, c'est-à-dire qu'ils parlent sans se comprendre ou bien l'un ne comprend pas l'autre.
7) La didascalie.
Il s'agit d'une indication textuelle scénique et informative des faits et gestes (costumes, diction, décor, entrée en scène...) des personnages en action.
IV. FONCTIONS DU THÉÂTRE.
1) Fonction ludique et didactique.
Lorsqu'on avait demandé à Molière à quoi servaient ses pièces théâtrales, il avait répondu « castigare ridendo mores », une expression latine qui signifie « corriger les moeurs par le rire ». Ainsi, selon beaucoup de penseurs et de dramaturges, le théâtre en général, la comédie en particulier, éduque et divertit en même temps ; en effet, la comédie utilise tous les registres de comique pour y parvenir (comique de gestes, de paroles, de caractères, de moeurs et de situations). L'auteur en profite pour railler, pour mettre en scène le ridicule, l'ignorance, la naïveté, le mensonge, l'hypocrisie, la vantardise... de certains individus à ne pas prendre pour exemple, vu le sort qui leur est généralement réservé. Molière en propose une illustration dans Tartuffe (un personnage, du latin ''persona'' qui signifie ''masque'', et dans le sens propre du terme) où toutes les mauvaises surprises proviennent d'Orgon, un naïf père de famille incapable de discerner le bien du mal, le vrai du faux, le vrai de l'ivraie.
2) Fonction engagée.
Certains dramaturges conçoivent très mal que des dirigeants soient injustes envers le peuple qui les a pourtant élus. Malgré les risques que cette attitude réactionnaire peut coûter, ils mettent à nu cette politique ignoble et égoïste. D'autres dramaturges sont si horrifiés, si scandalisés par le manque de solidarité inhumain de membres sociaux sur d'autres qu'ils s'en inspirent pour peindre ces travers sociaux et montrer jusqu'où ils peuvent conduire. L'engagement au théâtre peut donc prendre une orientation aussi bien sociale que politique. Jean Anouilh en donne l'illustration dans Antigone, une pièce qui utilise le mythe comme un écran de fumée et destinée à s'opposer à une loi humiliante à l'image de ce que l'Allemagne nazie faisait subir au peuple français pendant l'Occupation.
3) Fonction documentaire.
Il est souvent bénéfique de rappeler le passé aux nouvelles générations qui ont tendance à oublier ou à banaliser l'histoire. C'est pourquoi des dramaturges se donnent pour projet de ressusciter un passé récent ou lointain. Ici, l'intrigue est basée sur la réalité des faits historiques et l'auteur s'en sert pour représenter des personnages dont l'action glorieuse ou odieuse inspire toujours quelque chose de positif. C'est l'exemple de Thiaroye Terre rouge où Boubacar Boris Diop restitue l'histoire du massacre de centaines de tirailleurs sénégalais revenus de la guerre et revendiquant le paiement d'indemnités au même titre que celles reçues par les soldats blancs avec qui ils ont vaillamment combattu au front.
4) Fonction cathartique.
Dans la Grèce antique, des prédicateurs organisaient fréquemment des représentations aux allures de théâtre pour inciter les fidèles à brider toute passion démesurée qui risquait d'assombrir leur croyance ou d'interférer sur leur propension à la vertu. Ils y parvenaient par des spectacles qui suscitaient la terreur et la pitié : la catharsis ou purgation des passions débordantes. Des guides religieux catholiques s'en sont également inspirés par la représentation d'histoires bibliques (Moïse, Jésus, Joseph, Ruth et Booz, Samson et Dalila..). Des dramaturges ont suivi aussi cette voie en donnant à leurs pièces cette facture religieuse et éducative. À titre illustratif, nul n'est besoin de résumer Phèdre de Jean Racine qui rappelle l'histoire d'une femme (Phèdre) obstinée dans son amour coupable car adultérin et incestueux éprouvée pour un jeune homme (Hippolyte), le fils de son mari (Thésée). On se rappelle aussi sa pièce intitulée Andromaque où les personnages aiment mais ne sont pas aimés en retour : Oreste aime Hermione qui ne l'aime pas ; Hermione aime Pyrrhus qui ne l'aime pas ; Pyrrhus aime Andromaque qui ne l'aime pas ; Andromaque aime Hector qui est mort pendant la guerre de Troie. Tous ou presque tous finiront dans un bain de sang.
CONCLUSION.
Pour tout dire, voilà un genre littéraire dont la spécificité consiste à harmoniser savamment deux situations de communication : l'une qui s'effectue entre personnages, l'autre entre acteurs et public. On a même l'impression que c'est le théâtre qui a suscité la naissance du cinéma. Quoi qu'il en soit, il a encore de beaux jours devant lui.

01/05/2025

Œuvre : UNE VIE NOUS SÉPARE
Genre : ROMAN
Auteur : JEAN-EUDES BOUATINI
Pages : 109
Parution : MARS 2025
Éditeur : ÉDITIONS IVOIRE PLUMES

Allons à la découverte d'une histoire d'amour, une histoire d'amour émouvante, amour entre Kouadio Yao et Agnès Kouamé, deux étudiants au CAFOP.

Le jour où Kouadio et Agnès se rencontrent pour la première fois, ils tombent amoureux l'un de l'autre. Ce fut le coup de foudre. Ils commencent ainsi à se fréquenter.

Mais cette histoire d'amour connaît des situations difficiles. En effet, il se trouve que Agnès vit déjà avec un homme, bien âgé qu'elle. Elle prétend ne pas l'aimer, que c'est un acte obligatoire pour sortir sa mère et ses frères de la dèche.

Malgré cette situation, les deux tourtereaux se promettent amour et fidélité et commencent à faire leur projet de vie commune. Survient le jour où Agnès annonce à Kouadio qu'elle est enceinte, mais malheureusement pas de lui, plutôt de son vieil amant.

Kouadio est désespéré, mais par amour il décide de rester avec Agnès, elle aussi fait tout son possible pour ne pas qu'il parte. Mais les choses se gâtent lorsque Kouadio commence à douter de la sincérité d'Agnès, à douter des raisons qu'elle a avancées sur sa grossesse. Quelques faits viennent confirmer ses doutes.

Kouadio se sent trahi par Agnès. Pourquoi lui a-t-elle menti ? Elle prétend que c'était par peur de le perdre. Mais est-ce vrai ? Kouadio est perdu, son monde tourne à l'envers. Il met un pause à la relation avec Agnès pour réfléchir, réfléchir à sa vie, à ce qu'il est en train d'en faire, à quelle suite donner à cette affaire. Accepter de rester avec Agnès après avoir découvert ses mensonges ou partir loin pour oublier tout ça et se reconstruire...

Le choix de Kouadio va vous étonner !
Lisez "Une vie nous sépare" pour connaître la suite de cette histoire.

Ce livre met en évidence l'amour dans sa complexité et au delà de l'amour, il nous fait réfléchir sur les relations que nous entretenons entre humains. Il y'a des choix difficiles à faire, il y'a des décisions difficiles à prendre. Certaines fois, on ne veut pas choisir. Mais choisir est parfois obligatoire pour avancer ...

Le livre est disponible auprès de l'auteur et auprès de son éditeur. Il coûte 3000 FCFA. Vous devez le lire. Je suis sûr que vous y trouverez un pan de votre histoire à vous 👍🏿

J'ai pris un réel plaisir à lire cette première parution littéraire de mon ami et frère Jean-Eudes Bouatini 😇 Je lui souhaite une belle aventure avec ce livre 🙏🏿

L'aventure continue ...

Défi : 32/100

Silvère Kouman ❤️

15/04/2025

CONTE : Pourquoi le cheval ne parle-t-il pas ?

Au temps jadis, le cheval parlait comme nous parlons aujourd’hui. Il allait guerroyer. On ne l’égorgeait pas pour le manger. A cette époque- là, il y avait un village interdit aux femmes. Celles qui essayaient d’y pénétrer périssaient.
Yassama était la fille du roi, elle était belle et séduisante. Quand elle portait un costume d’homme, elle prenait l’apparence d’un homme.

Un jour, elle décida de se rendre dans ce village, ce fameux village interdit aux femmes. Malgré la protestation de ses parents, elle s’entêta. Un matin, elle s’habilla comme les cavaliers, m***a sur un cheval et partit avec ses frères.
Quand ils rentrèrent dans le village, le
fétiche du village s’écria :
- Hakoi ! hakoi ! Parmi ces étrangers, il y a une femme ! Faites-les tous sortir de notre village car il est souillé et un malheur va nous frapper !
On fit venir les étrangers chez le chef du village, mais personne ne vit de femme parmi eux.
Le fétiche cria une nouvelle fois :
- Hakoi, faites sortir ces étrangers ! Le village est souillé, un malheur va nous frapper !
Vite, les villageois trouvèrent un plan pour découvrir l’intrus. Le cheval dit alors à Yassama :
- Gare à toi ! Ils cherchent à te découvrir. S’ils te donnent de l’eau pour te laver, ne prends pas l’eau chaude. S’ils t’offrent de la viande, ne mange pas la viande cuite.
Yassama suivit à la lettre les recommandations de son cheval et échappa au piège.

A la fin de leur séjour, les villageois organisèrent une course de chevaux au cours de laquelle Yassama les battit tous. C’est alors qu’elle montra ses seins et dit qu’elle était
une femme. On la poursuivit, mais on ne put la rattraper. Le fétiche du village se transforma en pluie pour l’atteindre. Son cheval enleva sa peau pour la protéger car elle deviendrait stérile si cette pluie la mouillait.
Toute joyeuse, elle rentra avec ses frères à la maison.
Mais quand son père lui demanda de raconter son voyage, elle expliqua que le cheval n’avait rien fait et qu’elle s’était débrouillée toute seule. C’est alors que le cheval hennit et cessa de parler à cause de l’ingratitude de cette femme.

conte du Mali . 🇲🇱

03/04/2025

CONTE | BÂTON, TAPE❗

Il était une fois une famille pauvre qui comptait trois fils : Pierre, Jacques et Jean. Un jour, Pierre, l'aîné, dit : « Je vais aller chercher du travail ; je reviendrai quand je serai riche. » Il partit sur la grand-route et marcha, marcha. Un soir, n'ayant plus qu'un croûton de pain à se mettre sous la dent, il rencontra une vieille qui lui demanda : « Voulez-vous m'indiquer le chemin pour aller à Châteauguay ? » Pierre la renseigna, puis elle dit : « Avez-vous quelque chose à donner à une vieille pauvresse ? » Pierre lui donna son croûton de pain. La vieille l'accepta et lui dit :
« Je suis une fée. Pour te remercier de ta gentillesse, voici une nappe blanche. Tu n'auras qu'à dire : "Nappe, mets la table !", et aussitôt des mets de toutes sortes s'y déposeront tout seuls.
— Oh, merci, merci ! » fit Pierre, s'empressant de reprendre la route en direction de chez ses parents. Il marcha, marcha d'un bon pas, mais la nuit arriva. Il était fatigué, alors il s'arrêta dans une auberge. Avant de dormir, comme il avait faim, il sortit sa nappe et commanda : « Nappe, mets la table ! » Aussitôt la nappe se déplia sous ses yeux et se couvrit de mets succulents et de fruits appétissants. Mais l'aubergiste avait vu le manège et, dans la nuit, il vola la nappe qu'il remplaça par une autre identique.
Le lendemain matin, Pierre quitta l'auberge et fila vers sa maison.

« Voyez, s'empressa-t-il de dire à ses parents, je rapporte une nappe merveilleuse qui se couvre de mets et de fruits délicieux. Vous allez voir ! »
Il sortit la nappe blanche de son sac et lança : « Nappe, mets la table ! » Mais la nappe resta pliée et rien n'apparut. Alors Pierre la saisit, la déplia, l'examina et constata que ce n'était pas la sienne. « Ce doit être l'aubergiste qui me l'a volée ! » s'écria-t-il, tout penaud. Alors, l'un de ses frères, Jacques, annonça tout à coup : « Moi aussi, je pars chercher du travail. Et je retrouverai bien la nappe de Pierre. »

À son tour, il marcha, marcha. Il arriva un bon matin au bord d'une rivière sans beaucoup d'eau où était assise une vieille femme toute courbée par l'âge. Le voyant approcher, elle l'interpella : « Voulez-vous m'aider à traverser la rivière ? » Jacques y consentit sans hésiter. Arrivée sur l'autre rive, la vieille lui dit : « Je suis une fée. Pour te récompenser de m'avoir secourue, je te donne cette poule. » Et elle sortit une poule de sous son manteau, ajoutant : « Dis : "Poule, ponds-moi de l'or !" et elle pondra de l'or. »

Enchanté, Jacques remercia la vieille et s'empressa de rentrer chez ses parents. Il marcha longtemps et finit par s'arrêter pour dormir à l'auberge où son frère Pierre avait fait halte. Il m***a à sa chambre et dit à sa poule : « Poule, ponds-moi de l'or ! » Et la poule pondit trois œufs d'or. Pour payer sa dépense, il en donna un à l'aubergiste qui eut des doutes sur sa provenance. Durant la nuit, ce dernier alla dans la chambre où dormait son client, vit la poule et la vola. Il la remplaça par une autre en tout point semblable.

Le lendemain, Jacques arriva à la maison tout joyeux en disant : « Voyez ma jolie poule ; elle pond de l'or ! Regardez bien ! » Il posa sa poule sur la table et dit : « Poule, ponds-moi de l'or ! » Tout ce que fit la poule ce fut de br***er la tête et de chanter : « Caque-caque-canette. » Jacques était bien peiné. Il s'écria : « Ah, c'est le vilain aubergiste qui m'a volé ma poule ! » Alors, Jean, le plus jeune des trois frères, dit : « C'est à mon tour de tenter ma chance. Je pars chercher fortune. »

Comme ses frères avant lui, il marcha, marcha sur le chemin. Puis, à la tombée du jour, il arriva à l'orée d'un grand bois où se tenait une vieille femme, qui lui dit : « Mon cher petit, voulez-vous m'aider à traverser ce bois ? Il fait bien noir, et j'ai peur des voleurs.
— Volontiers », dit Jean.
Il prit alors la main de la vieille et la conduisit de l'autre côté du bois. Arrivée là, la vieille se redressa et déclara : « Je suis une fée. Pour te récompenser de ta gentillesse, je te fais cadeau de ce bâton. Tu n'auras qu'à dire : "Bâton, tape !", et aussitôt il se mettra à taper sur qui tu voudras. »
Jean était enchanté. Il remercia la fée et se dirigea bien vite vers la maison où l'attendaient ses frères et ses parents. Mais la nuit tomba, et Jean était fatigué. Il s'arrêta dormir à l'auberge, la même où ses frères avaient fait halte. Après une bonne nuit de repos, il demanda à l'aubergiste :
« C'est vous qui avez volé la nappe de mon frère, la nappe qui met la table ?
— Jamais de la vie ! répliqua l'aubergiste. Je n'ai rien volé du tout !
— Vous allez me la rendre ou je vous fais cogner par mon bâton, dit Jean.
— Je n'ai rien à vous rendre, protesta le bonhomme.
— Soit ! fit Jean. Alors, bâton, tape ! »
Aussitôt le bâton s'abattit sur les épaules de l'aubergiste. Bang ! Bing ! Pan, pan ! L'aubergiste se sauva en se lamentant et en criant :
« Arrêtez ! Arrêtez votre bâton ! »
— Pas tant que vous ne m'aurez pas rendu la nappe de mon frère », répondit Jean.
Le corps meurtri, l'aubergiste sortit enfin la nappe blanche du buffet et la donna à Jean qui arrêta son bâton. Puis, le jeune homme s'en alla sur le chemin. Mais, le soir même, le voici de retour demandant asile pour la nuit. Et le lendemain matin, il dit à l'aubergiste : « Maintenant, rendez-moi la poule que vous avez volée à mon frère.
— Je n'ai pas volé de poule ! protesta l'aubergiste.
— Si vous ne me la rendez pas, je vous fais cogner par mon bâton.
— Non, non ! Je n'ai pas ta poule ! » hurla l'aubergiste en se sauvant, car il avait très peur des coups de bâton. Jean lança : « Bâton, tape ! » Le bâton courut après le bonhomme, lui sauta sur le dos et lui tapa sur les épaules. Le bâton tapa. Bing ! Bang ! Pan, pan ! Le vilain aubergiste cria et se roula par terre, mais le bâton continuait de taper. Bing ! Bang ! Pan, pan ! N'en pouvant plus de douleur, l'aubergiste alla chercher la poule et la remit à Jean, qui arrêta son bâton et reprit la route.
En chemin, il rencontra trois voleurs qui lui dirent :
« Donne ta poule et tous tes biens, sinon nous te pendrons à la plus haute branche de cet arbre.
— Laissez-moi passer, dit Jean, ou je vous fais massacrer par les coups de mon bâton.
— Ha, ha ! dirent les voleurs, riant de ses menaces. Nous allons te pendre !
— Bâton, tape ! » cria alors Jean.
Et le bâton s'abattit comme la grêle sur les épaules des voleurs. Bing ! Bang ! Pan, pan ! Les voleurs épouvantés s'enfuirent, poursuivis par le bâton déchaîné. Bing ! Bang ! Pan, Pan ! Jean rappela son bâton et se remit en route. Il arriva chez ses parents et s'exclama joyeusement : « J'ai tout rapporté : la nappe, la poule, et mon bâton qui cogne quand je le veux. Voici la nappe. « Nappe, mets la table ! » lança Pierre. Aussitôt la nappe s'étala et se couvrit de mets et de fruits appétissants. Jean sortit la poule de son sac, et Jacques dit : « Poule, ponds-moi de l'or ! » Et la poule pondit trois œufs d'or. Ce fut alors, dans la pauvre demeure, une soirée de réjouissances agrémentée d'un festin de roi.

Pierre, Jacques et Jean avaient vraiment fait fortune. Ils rendirent la vie douce à leurs parents, et tous les cinq vécurent heureux et contents jusqu'à la fin de leurs jours.

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30/03/2025

CONTE | LA QUÊTE DE MANGUES

À la saison des mangues, la tortue se rend chaque matin sous le vieux manguier pour y ramasser quelques fruits. Parfois une mangue se détache du haut et lui tombe sur la carapace. Ce qui lui fait pousser un petit presque imperceptible, de crainte d'alerter les propriétaires de ces arbres.

Le chien, la voyant revenir chaque jour avec une corbeille pleine de belles mangues bien mûres, a envie de l'accompagner. La tortue accepte un peu à contre cœur. Tout en marchant, elle lui donne des conseils :
>
En arrivant sous les manguiers, ils s'empressent de remplir leur corbeille de mangues. De temps en temps une mangue se détache d'un arbre et s'abat sur l'un d'entre eux.
> fait la tortue en sourdine. Puis elle continue à ramasser d'autres fruits. Le chien de son côté essaye de se retenir. Mais à la longue, il n'y tient plus. Il hurle de toutes ses forces et s'enfuit, oubliant sa corbeille. Aux cris du chien, accourent les villageois armés de pierres et de bâtons pour punir les voleurs de mangues. Ils fouillent les alentours du bois et retrouvent la tortue blottie dans un coin. Ils l'amènent au village et demandent à un gamin de la dépouiller et la découper en morceaux. La tortue qui entend tout ce qui se dit promet de se tirer de la mauvaise situation. Lorsqu'elle est seule avec son jeune gardien, elle lui dit :

16/03/2025

TITRE : '' LA DERNIÈRE ÉPOUSE
AUTEURE : SANOU BERNADETTE DAO

La Dernière Épouse » est un recueil de nouvelles écrites par Bernadette Dao. Les nouvelles contenues dans ce recueil dépeignent les réalités de la société burkinabè avec un ton empreint d'humour et de critique sociale. Les thèmes abordés incluent la polygamie, les violences conjugales, l'infidélité, la cupidité et la cruauté. Malgré les difficultés rencontrées par les personnages, l'amour, l'espoir et la résilience sont également présents. Ces nouvelles sont un miroir introspective de notre monde, surtout celui de notre génération.(L'infidélité notoire)

Voici quelques éléments clés à retenir :

* Réalités sociales: Les nouvelles reflètent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans la société burkinabè, tels que la polygamie, les violences conjugales et l'injustice.

* Critique sociale: Bernadette Dao utilise l'humour et la satire pour critiquer les comportements et les attitudes de certains membres de la société.

* Résilience: Malgré les épreuves, les personnages font preuve de force et de résilience, trouvant des moyens de surmonter les difficultés.
* Diversité des thèmes: Le recueil aborde une variété de thèmes, offrant un portrait complexe et nuancé de la société burkinabè.

Infidélité notoire des époux, violences conjugales, polygamie, déresponsabilisation des pères de famille, détermination à avoir un héritier mâle, sacrifice humain pour accéder au pouvoir, tels sont les thèmes de ces nouvelles. J'ai bien apprécié la nouvelle Mère Zizanie qui a l'allure d'un conte et celle intitulée hommes tout-puissants.....

Ce livre est plus qu'une simple imagination. C'est une école pour tous les jeunes filles, femmes et hommes qui , après sa lecture se laisseront indifférents.
Ne serait que son auteure pourrait vous inciter et donner envie de le Lire .

Alors, découvrez-en !

Disponible : 5000f
Au besoin,wet.me//+22677922080
Rasmane Kirbamba

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